Mardi 21 :
Le
lendemain nous passons la
frontière espagnole et irons jusqu’à Salamanque : belle ville avec un
centre
estudiantin très animé. Juste le temps de visiter la très belle faculté
mais
nous reviendrons.
La
nuit a été polaire : - 4 ° ce
matin, tout est gelé !!! Toujours avec un beau soleil, nous rejoindrons
Algeciras, près de 1800 km en 3 jours.
Jeudi
23 :
Lever
de bonne heure et ferry de 8
heures. Bonne traversée, rocher de Gibraltar en vue. Les formalités de
douane
sont vite expédiées et nous mettons le pied sur le sol marocain.
Première
étape à Tanger où nous
achetons une clé 3G qui nous permettra de nous connecter sans
restrictions et
sans chercher les bornes wifi (20 € pour 1 mois)
Le
temps est superbe et notre
première étape est la lagune de Moulay-Bousselham.
Vendredi
24 :
Un
peu trop de monde, nous
partons. Passage par Kenitra, le pays des cigognes, Rabat que nous ne
visiterons pas à nouveau et Casablanca à la circulation démentielle ! Petit camping à Dar Bouazza, très calme.
Samedi 25 :
Nous
retournons sur Casablanca
pour visiter la mosquée Hassan II. Très belle réalisation avec dalles
en
marbre, portes en titane, plafonds en cèdre, lustres en cristal de
Venise
Nous
descendons jusqu’à El Jadida
et nous baladons dans la cité fortifiée portugaise avec visite de la
citerne
portugaise.
Direction
Oualidia. Arrêt au bord
de la route pour acheter des légumes à un charmant grand-père, tout est
à 5 DH
(0.45 €) : le kg de tomates, le kg d’oignons et le chou-fleur et un
gros
bouquet de persil en cadeau ! A Oualidia tout a changé, un grand
parking a
remplacé le camping municipal délabré. Devant le parking une très belle
place
plantée de palmiers et l’endroit est méconnaissable. Mais il y a
toujours le
resto « l’araignée gourmande » et nous dégustons araignée, oursins,
huîtres,
merlans, soles, homard et tarte aux oranges + 1 bon rosé.
Lundi 27 :
La
petite route suit la côte.
Première halte à Safi pour la traditionnelle visite du quartier des
potiers.
Nous « trouvons » un bon guide et allons de la préparation de la terre
à la
boutique en passant par toutes les opérations intermédiaires :
fabrication au
tour, cuisson, passage au kaolin, décoration, deuxième cuisson… La
route nous
conduit ensuite à Essaouira, la perle de cette côte marocaine. Le temps
est
toujours beau. Nous arrivons sur le port au moment où les bateaux
rentrent de
la pêche. Une grande fébrilité règne : arrivée des barques,
déchargement du
poisson, vente de ce poisson, … Petit
tour dans la cité où nous reviendrons demain.
Mardi 28 :
Matinée tranquille au camping, puis taxi jusqu’à Essaouira. Ville très agréable pleine de sérénité où nous passerons une bonne journée. Sur le port nous achèterons des crevettes, et des fraises sur le chemin du retour. Je n’ai pas encore noté que le gasoil est à 0.66 cts d’euro ! Il paraît que plus au sud il est encore moins cher !
Mercredi 29 :
Nous
partons toujours au sud.
Passage par Tamri avec sa grande palmeraie et les vendeurs de bananes
tout au
long de la traversée de la ville. On traverse Agadir sans s’arrêter –
ville peu
intéressante touristiquement. Et on arrive à Tiznit où on logera au
Riad
Assllaf à quelques kms de la ville. Ville de peu d’intérêt !
Jeudi 1er mars :
On suit la côte jusqu’à Sidi Ifni. On
rencontre Josette et Serge et Joëlle et Claude qui sont de retour de
Dakhla.
Nous passons un petit moment ensemble. Serge et Claude préparent les
cannes à
pêche mais il n’y a pas eu de pêche miraculeuse jusqu’à présent.
On
traverse une grande zone
désertique. De nombreux camions circulent dans les 2 sens sur une route
étroite
mais en bon état. Traversée de Tan-Tan puis à la sortie Bernard va
faire
connaissance avec la gendarmerie royale marocaine. Il a glissé le stop
et c’est
la « prune » : 700 dirhams soit plus de 60 euros ! Oups ! On sait
pourtant
qu’il y a beaucoup de contrôles aux entrées et sorties de ville et de
nombreux
barrages de gendarmes et de policiers ! C’est la vie ! Arrêt au bord de
l’océan
à El Ouatia.
Vendredi 2 mars :
Nous
avons bivouaqué sur la plage,
endroit très tranquille et vue imprenable sur le soleil couchant. Aujourd’hui encore la route côtière bien
entretenue mais étroite aux bords incertains ce qui ne facilite pas le
dépassement des gros camions. Nous sommes dans le Sahara Occidental,
région
disputée avec l’Espagne (parce que riche en phosphates) puis avec
l’Algérie
(qui souhaite avoir un accès à l’océan) et où le Maroc a beaucoup
investi pour
sa modernisation et qu’il compte bien garder. Traversée de Tarfaya où
Antoine
de Saint-Exupéry a séjourné. Fin de la parenthèse culturelle !
Arrivée
à Layoune en début
d’après-midi. Etape « relax » qui nous permet de prendre notre temps et
surtout
de mettre à jour les lessives. Quel boulot ! mais le vent nous
permettra de
tout sécher avant le soir.
Samedi 3 mars :
Toujours
du vent même cette
nuit.
Notre
prochaine étape est Boujdour
où nous arriverons pour le repas de midi. La ville a l’air d’être
animée
–
nous assistons à une sortie
d’école avec des élèves en uniforme, pas très strict cependant, les
filles
portent une blouse blanche. Les élèves sont très nombreux.
Depuis
que nous sommes dans cette
région le gasoil est détaxé et nous l’avons payé 0.45 € le litre !
Promis, nous
vous en rapporterons quelques jerricans ! Ce prix bas est une
incitation de
plus pour les marocains du nord à venir s’installer et investir dans le
sud.
Les troupeaux de dromadaires sont assez fréquents et signalés par un
panneau
spécifique.
Dimanche
4 mars :
Objectif
: Dakhla, la ville la
plus au sud de notre itinéraire. Nous suivons 350 km de route monotone,
lignes
droites et quelques virages toujours signalés par des panneaux. Des
panneaux
signalent aussi des contrôles radar de vitesse ! La route est étroite
mais bonne
et on roule facilement à 100 km / heure.
Arrivée
à Dakhla où on rencontre
Michelle et Jean-Claude qui rentrent de Mauritanie.
Lundi 5 mars :
Ce
matin nous allons à Dakhla, au
marché. Dakhla est une ville très animée et en pleine croissance. De
nombreuses
constructions sont en chantier. Le marché couvert regorge de fruits, de
légumes, de poisson, de viande, de dattes, … Nous achetons 2 beaux «
sars »,
genre de grosse dorade. L’après-midi nous remontons au km 25 où nous
bivouaquons. Il y a beaucoup de place ce
qui est rare pour cette aire de camping sauvage très prisée.
Mardi 6 mars :
On
retourne en ville, au marché et
on trouve des langoustes. La pêche vient juste de reprendre et il y en
a encore
très peu. L’après-midi nous partons marcher à marée basse et atteignons
les
rochers au milieu de la lagune. On se fait quelques frayeurs à cause de
la
marée mais on aura largement le temps de rentrer. Et le vent qui ne
cesse pas
!
Départ
de la lagune de Dakhla.
Nous allons retraverser le désert du Sahara Occidental. C’est une
traversée
monotone sur des kms …
Arrêts
dans des villages de
pêcheurs : le 1er avec 2500 barques et l’autre avec 160
barques.
Dans ces villages les hommes vivent plusieurs mois par an loin de leur
famille.
Ils partent à la pêche plusieurs jours de suite dans des barques qui
paraissent
bien frêles. Un boulanger et des épiciers sont installés dans ces
villages. Les
maisons sont bâties de bric et de broc !
Une
diversion dans le désert : des
troupeaux de dromadaires.
Camping
à Boujdour où nous allons
manger du poisson grillé dans une petite gargote, mais excellent repas !
Jeudi 8 mars :
Quelques
courses ce matin et
encore le désert.
Après
50 km de route le vent
commence à soulever le sable et nous allons nous trouver dans un vent
de sable
qui réduira nettement la visibilité. Moment de conduite difficile.
Nous
repasserons par Laâyoune où
se dresse une cathédrale et Tarfaya où un avion commémore la mémoire de
Saint-Exupéry. Bivouac à Akhfénir près de chez Lacen qui nous préparera
un bon
petit repas de poisson.
Vendredi 9 mars : Près de Akhfénir il y a le trou du Diable, un
trou circulaire dans lequel s’engouffre la mer. Nous sommes dans la
zone de
pêche du haut des falaises qui font entre 30 et 50 m. de hauteur. Ici
on pêche
la courbine, un gros poisson délicieux. Nous sommes encore dans la zone
désertique. Arrêt à El Ouatia. Après le repas nous faisons une pause à
Tan Tan
dans une famille où nous déposons des vêtements. Le bivouac se fait à
Aït Bekou
dans une des dernières oasis marocaines.
Samedi 10 mars :
Le
matin nous allons au grand souk
du samedi à Guelmin : chameaux, moutons, chèvres et tomates, haricots,
radis,
oignons, oranges, fraises, bananes, … Mustafa et Salek nous
accompagnent et
nous aident à choisir les fruits et légumes. Cousous chez Mustafa.
L’après-midi
son frère Mohamed
(titulaire d’un master de droit mais dans l’attente d’un emploi) nous
fait
visiter la palmeraie, lieu de sérénité.
Départ
pour une rando à la source
d’eau chaude, à 9 km. La chaleur est tempérée par un petit air frais.
Pas la
moindre ombre. Mustafa nous prépare un tajine. Il a tout apporté sur le
dos de
l’âne : le plat à tajine, les morceaux de poulet, les légumes, sans
oublier la
théière, le thé et le pain de sucre. Moment tranquille au bord de la
rivière.
Plat convivial où tout le monde plonge les doigts.
Bonne douche au retour et tajine du soir chez
Salek. Bonne journée.
Lundi 12 mars :
Journée
relax. Le matin nous
allons visiter le musée d’Abdou. Depuis des années il récolte tout ce
qui
concerne la vie des nomades sahraouis : selles de dromadaires, outils
traditionnels, matériel de caravaniers, tentes nomades, vaisselle,
objets de
toilette pour femmes, bijoux, …
Avec
Michelle nous passerons une
bonne partie de l’après-midi avec Khadija qui nous peint les mains au
henné.
Résultat sans commentaire !
Nous
quittons Aït-Bekou après ce
bon séjour. Nous allons aux Plages Blanches, notre dernière étape au
bord de
l’océan. Nous faisons une bonne balade dans les dunes et sur la plage.