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OUZBEKISTAN - FRANCE du 15 mai au 26 juin
Jeudi 15 mai : 19 – 38° / 543 km – 11 403 km
Mais on se lève en pleine
forme. Bernard range son bazar de soute pendant que je range
l’intérieur. Pendant 70 km nous aurons de la tôle ondulée et mettrons 3
h. jusqu’à Beyneu. Ici on fait monter le 2ème pneu sur la jante, on
change pour des tengués à la banque, on fait le plein de gasoil et
quelques courses. La route jusqu’à Atyrau est moyenne puis très bonne.
Bivouac en face de l’hôtel Chagala. Journée fatigante et sans beaucoup
d’intérêt.

Vendredi 16 mai : 20 – 38° / 316 km – 11 719 km
Les jours se
suivent et se ressemblent. Ce matin quête du bureau de l’immigration
pour se faire enregistrer. Cette formalité nous prendra 2 h. en tout et
le bureau n’est pas signalé – je donne le point GPS pour ceux qui nous
suivront : N.47.05.42.8 / E.051.55.15.7.6 - c’est le point du parking à
50 m. du bureau de l’immigration. Route à trous ensuite jusqu’à la
frontière avec la Russie (316 km). Les étagères sont démontées, la
vaisselle se promène, le frigo est en vrac … et Bernard est épuisé de
tourner le volant pour éviter les trous et parfois sauter dedans ! On
retrouve un paysage plus vert, les vaches et les chevaux paissent les
pieds dans l’eau. On approche du delta de l’Oural, on va quitter l’Asie
pour l’Europe. Les panneaux de signalisation sont à nouveau en
cyrillique – ce n’était pas le cas en Ouzbékistan. Les cimetières
musulmans apparaissent de loin comme des hameaux fortifiés et cette
architecture est très surprenante. Heureusement le passage de la
frontière est bouclé en 1 h. et nous voilà en Russie – personnel très
aimable des 2 côtés. Ce soir encore nous nous arrêtons sur le parking à
la sortie de la douane. C’est la campagne et on assiste à la rentrée
des troupeaux de vaches.

Samedi 17 mai : 24 - 35° / 80 km – 11 799 km
Hier soir, nous étions
sous le lampadaire, les insectes se brûlaient les ailes, tombaient sur
le toit du CC, il y en avait de partout et on a dû changer de place –
il en sortait encore ce matin des lanterneaux ! Route très agréable
pour Astrakan – c’est le delta de la Volga, il y beaucoup d’eau et des
troupeaux de vaches et de chevaux. Pas un trou sur la route, le bonheur
! Nous passons sur un pont flottant qui enjambe un bras du delta.
Parking au Mégastore d’où nous allons visiter le Kremlin, puis le
mémorial avec la flamme éternelle. Quelques courses dans un centre
commercial très moderne avec de belles boutiques. On va se garer au
bord de la Volga avec l’accord des policiers que nous croisons. Petite
balade dans le quartier tout proche des maisons en bois. C’est samedi,
les familles se promènent avec les enfants et les jeunes sont à vélo ou
avec des rollers. C’est une ambiance de vacances. Nous sommes devant un
manège pour enfants et subissons les chansons enfantines. Espérons que
les enfants ne se coucheront pas trop tard. De l’autre côté les sonos
sont à fond dans les voitures et nous subissons les rythmes techno.
Retour à la civilisation !

Dimanche 18 mai : 24 – 36° / 440 km – 12 239 km
Quelle nuit ! les
voitures s’arrêtaient à côté de nous et la sono était tellement forte
que le CC vibrait – et les derniers sont partis vers 2 h. du matin … Ce
matin ce sont les pêcheurs qui ont pris leur place au bord de la Volga.
Pendant que nous déjeunons il y a un qui pointe son nez à la fenêtre,
nous parle en russe et nous offre sa pêche du matin. Nous, français,
avons la côte auprès des russes. Nous trouvons assez vite le marché aux
poissons séchés (grâce à nos cartes sur la tablette). Beaux étalages de
poissons rangés par taille. Nous espérions avoir de verts paysages en
remontant la Volga mais c’est encore le désert, avant de trouver
quelques cultures en approchant de Volgograd. Cette ville qui a
longtemps été Stalingrad a un passé important – elle a résisté à la
poussée allemande – les habitants ont tenu les nazis en échec et leur
victoire a participé de la victoire finale.

Lundi 19 mai : 22 – 28° / 385 km – 12 624 km
Nuit calme et ce matin
nous allons à la colline Mamaïev Kourgan – la ligne de front passait
par cette colline qui est devenue un complexe gigantesque à la mémoire
des disparus – l’ensemble est dominé par la statue de la
Mère-Patrie-Appelant haute de 52 m. représentant une femme brandissant
une épée au-dessus de sa tête pour appeler les soldats au combat –
nombreuses statues jusqu’aux rives de la Volga – Panthéon avec la salle
de la Gloire Militaire où une main gigantesque porte la flamme
éternelle gardée par des soldats figés au garde à vous (nous
assisterons à la relève de ces soldats). L’ensemble est démesuré mais
émouvant. La température a baissé de près de 10 degrés et c’est mieux
pour nous. La campagne est verdoyante et nous avons quitté le désert.
Les cimetières chrétiens ont remplacé les cimetières musulmans. Le
bivouac se fera à un endroit où nous nous étions arrêtés à l’aller, au
restaurant en travaux – la patronne est très heureuse et surprise de
nous revoir. Nous prendrons notre repas chez elle – un russe très
jovial sympathise avec Bernard, lui serre vigoureusement la main et lui
offre un verre de vodka en l’invitant à le boire cul sec comme lui …

Mardi 20 mai : 22 – 28° / 555 km – 12 179 km
Un petit cadeau à notre
hôtesse avant de partir – une tasse avec la tour Eiffel. C’est encore
une journée étape – traversée de plaines cultivées et route très droite
mais en assez bon état. Les arbres qui bordent la route ont mis leurs
feuilles depuis notre passage le mois dernier et tout est plus vert.
Bivouac près du stade de Ryazan et demain nous serons à Moscou. Quelle
surprise d'avoir une connexion wifi ici, j'en profite pour mettre mon
blog à jour.
Mercredi 21 mai : 22 – 30° / 204 km – 13 383 km
Nuit calme près d’un
grand manège en plein démontage. Route jusqu’à Moscou – 200 km environ
– des stands à perte de vue de nains de jardin et autres décos plus «
belles » les unes que les autres ! La traversée de Moscou est très
longue – beaucoup de bouchons, c’est le milieu de la journée et c’est
la capitale. L’aire de CC est au milieu d’un parc très arboré. Nous
apprécions ce cadre après toutes ces journées de traversée de zones
désertiques et brûlantes. Nous sortons nos relax pour la première fois
et la sieste aurait pu se prolonger … jusqu’à demain matin ! Ce parc
est un lieu de balade à pieds, rollers, trottinette, vélo – c’est un
lieu très reposant. Une équipe de CC allemands est déjà installée, je
suis frappée par la propreté des camions : ou ils sont sur le départ ou
ils sont très soigneux !

Jeudi 22 mai : 20 – 28° Visite de Moscou aujourd’hui après une nuit
calme et fraîche. Nous marchons pendant environ 15 mn pour arriver au
métro. Il faut se repérer dans toutes ces indications de destination en
cyrillique – on repère quelques lettres et on se débrouille pour
trouver la bonne voie. On compte 7 stations et on arrive près de la
place Rouge – pas mal pour le premier jour ! On longe les murs du
Kremlin pour arriver à la place Rouge. On débute la visite par
Saint Basile-le-Bienheureux appelé aussi Cathédrale de l’Intercession de
la Vierge. C’est une association de 9 églises dont 8 se regroupent
autour de la principale. Elles devaient commémorer la victoire de la
Russie sur les Mongols. Les gardiennes sont immobiles (endormies ?) et
encastrées entre des radiateurs. On va au mausolée de Lénine – fouilles
des sacs et gardiens qui nous poussent à avancer rapidement. Nos sacs
seront souvent fouillés et on note la présence fréquente de policiers
équipés de gilets pare-balles. Ensuite traversée du Goum qui est une
immense galerie marchande protégée par une verrière et qui héberge des
boutiques de luxe. Après-midi on va à la cathédrale du Christ Sauveur
(interdiction de rentrer en bermuda) pour voir le parking – il ne nous
plaît pas : soleil et proximité de la route. Visite du musée des
beaux-Arts Pouchkine : peintures, sculptures, antiquités égyptiennes, …
Retour au bivouac après cette journée bien remplie.



Vendredi 23 mai : 20 – 27°
Ce matin nous voulons visiter le Kremlin
– 1ère entrée : ce n’est pas la bonne – 2ème entrée : il faut un ticket
– nous allons acheter le ticket et revenons : ce n’est pas le bon
ticket, pourtant nous avions pris le plus cher afin d’être sûrs d’avoir
accès à tout ! C’est l’entrée pour l’ « Armoury Chamber » - nous y
allons et c’est un musée magnifique. Les objets sont très bien
présentés dans un vaste espace : armes et armures, vaisselles,
carrosses, cadeaux faits aux tsars, … Un autre ticket et nous visitons
« The Diamond Found » : diamants bruts, taillés, montés en bijoux, en
parures, en couronnes et diadèmes, … Après-midi nous visitons enfin le
Kremlin ou plus exactement les cathédrales du Kremlin, avec des
clochetons dorés et des murs intérieurs couverts de peintures. On verra
ensuite la grosse cloche cassée et le plus gros canon (?).
Malheureusement, les tours ne se visitent pas. Nous allons au Bolchoï –
les visites n’ont lieu que 2 jours par semaine et ce n’est pas avant
lundi. De là nous allons au Soum – grand magasin soviétique sans grand
intérêt, mais emblématique. Métro Komsomolskaya avec un très beau hall
central. Nous nous déplaçons assez facilement avec le métro, la
difficulté est de comprendre les caractères cyrilliques. Pour info, le
métro de Tachkent a été conçu de façon identique. En sortant de notre
station, il y beaucoup d’animation : fanfare et jeunes gens portant des
drapeaux ou des multitudes de ballons aux couleurs de la Russie. On ne
sait pas pourquoi. Nous passerons un moment agréable au petit resto
près de notre bivouac.


Samedi 24 mai : 20 – 27°
Une autre journée à Moscou. Musée près de
la place Rouge où de nombreux documents : uniformes, cartes, portraits,
peintures, … racontent les batailles contre Napoléon. La place Rouge
est bien gardée : passage par des portiques et contrôle des sacs – un
déploiement de forces spectaculaire. Nous allons au pont sur la Moskova
où des arbres de fer accueillent des cadenas. Aujourd’hui il y a de
nombreux mariages. Les mariés accrochent des cadenas à ces arbres et
jettent les clés dans la Moskova. Ensuite visite de la galerie
Tretyakov dédiée à l’art russe : peintures, sculptures, mosaïques,
icones anciennes, … Toujours à pieds nous allons au monument de Pierre
1er. Il est impressionnant, situé au milieu de l’eau. Retour au métro
pour aller voir la rue Arbat – rue piétonnière annoncée comme une rue
branchée … tout est relatif ! Nous parcourons plusieurs stations de
métro pour voir les plus originales – elles sont splendides. Nous
avions vu des cars français « recyclés » au Kazakhstan, il y en a en
Russie aussi, coordonnées françaises mais immatriculation russe. Ces 3
journées de visite de Moscou nous ont permis de voir les sites
essentiels de cette ville que nous avons appréciée. Nous avons aussi
apprécié la gentillesse des moscovites qui ont toujours pris le temps
de nous renseigner avec le sourire.





Dimanche 25 mai : 20 – 30° / 137 km – 13 520 km
Nous quittons
Moscou par un arrêt au couvent Novodevichy ou couvent des jeunes
filles. Nous prenons ensuite la route de l’anneau d’Or, mais à un arrêt
supermarché c’est la panne. Bernard voit une tâche sous le moteur – il
soulève le capot, c’est la durite ! Appel à Mondial assistance qui nous
transfère sur la garantie Fiat. Un camion avec plateau arrive enfin –
mais il est un peu court et le CC est monté avec beaucoup de
difficultés – il dépasse de près de 2 m. et le chauffeur n’a pas l’air
très à l’aise. Arrivés chez Fiat, personne n’est au courant de notre
venue et c’est l’attente, les discussions et les coups de fil. Pour
nous c’est clair on ne bouge pas tant que le camion n’est pas réparé
(on pourrait difficilement faire autrement !). Finalement, un mécano
arrive, il confirme le diagnostic de Bernard et le dépannage demande 10
mn – puis c’est la descente du camion, aussi délicate que la montée !
Cela nous a pris l’après-midi mais nous pouvons repartir. Le bivouac
sera dans un village devant l’école.

Lundi 26 mai : 19 – 28° / 216 km – 13 736 km
Nuit très calme –
nous avons été réveillés par les enfants qui arrivent à l’école dès 7
heures – il y a pire comme réveil ! Quelques kilomètres et nous sommes
à Zagorsk (ou Sergiev Posad) – toute la ville et le monastère lui-même
sont en travaux. L’ambiance est au recueillement dans ce lieu. La
collégiale de la Trinité Saint Serge est l’une des 4 Laures d’Union
Soviétique. Au début du XVI° s. ce monastère était le plus riche
propriétaire foncier de Russie. L’enceinte fortifiée de 12 tours abrite
2 collégiales, 9 églises, 1 séminaire, 1 Académie Ecclésiastique, 1
musée d’Arts Appliqués (fermé), l’ancien hôpital et des bâtiments
administratifs. Le tout est dominé par des clochers en
forme de bulbe – ceux de la collégiale sont remarquables : bleus
parsemés d’étoiles et le central doré. Nous assistons à une cérémonie –
les participants entonnent des chants religieux et se déplacent dans
différents lieux – cela ne facilite pas le travail des photographes ! A
midi nous choisissons le resto le plus proche – il est décoré avec goût
et ressemble à une bonbonnière – cela nous change de nos restos de bord
de route. Le long de la route les maisons en bois ont des fenêtres
richement décorées. Nous allons jusqu’à Rostov que nous visiterons
demain. Le bivouac est devant la porte du monastère.


Mardi 27 mai : 20 – 13° / 166 km – 13 902 km
Il a plu hier soir et
cette nuit et la température a baissé. On va perdre 15 degrés. Ce matin
visite du kremlin de Rostov – belle visite très intéressante de ce site
qui est resté « dans son jus », pas trop de restauration - magnifique
église avec des fresques qui couvrent les murs, musée des émaux (peints
ou cloisonnés magnifiques), icones, peinture russe, … On fait le tour
par les murailles et les tours de garde. Petit tour en ville et marché
aux légumes, endroit très agréable. Puis c’est Iaroslav où nous
visitons l’église du prophète Elie dont les murs sont recouverts de
fresques.
Route jusqu’à Kostroma pour l’étape. Nous discutons avec des français
dont la fille vient de passer 1 an à Moscou pour ses études – ils sont
très intéressés par notre circuit et surpris que nous ne parlions ni ne
lisions le russe pour visiter ce pays. Si on ne visitait que les pays
dont on parle la langue, on se limiterait beaucoup !


Mercredi 28 mai : 13 – 22° /197 km – 14 099 km
Nuit un peu agitée ! Les
camions de nettoyage et de balayage des rues entrent en action dès le
lever du jour c’est-à-dire à 3 h. du matin … et terminent leur travail
vers 5 h. La place est propre et nous pouvons nous rendormir. Nous
passons par Ivanovo, ville sans intérêt touristique et arrivons à
Souzdal en début d’aprèsmidi. Arrêt sur un parking. Des français
viennent nous parler. Ils sont auvergnats, du Puy-deDôme et, surprise,
de Veyre-Monton, notre village. Nous sommes heureux de les rencontrer
et parlons un moment. Ils font partie de notre association locale et
vont donner des nouvelles à nos amis en rentrant. Nous faisons le
tour de Souzdal pour prendre des repères avant notre visite de demain.
Les connexions wifi sont rares !

Jeudi 29 mai : 13 – 20°
Malentendu avec la gardienne qui vient taper
à la porte et nous réveille. Bernard se lève du mauvais pied et la
reçoit fraîchement … il faut partir mais on ne sait pas pourquoi. On se
prépare pendant qu’elle tourne en rond et revient. Je prends mon
dictionnaire et nous engageons la « conversation ». Le parking n’était
payé que jusqu’à 7 h. et avec quelques roubles je règle le problème.
Première visite pour le monastère St Sauveur : fermé pour cause de
ménage hebdomadaire. On va dans la ville, un petit tour au marché puis
un bon resto avec une super connexion wifi pour écluser mon grand
retard de blog. Nous visitons l’écomusée qui regroupe des églises et
maisons en bois. Nous traversons la rivière pour aller au Kremlin dont
la cathédrale de la Nativité de la Vierge est surmontée de beaux bulbes
bleus parsemés d’étoiles. On fait le plein d’eau à la fontaine repérée
ce matin et on retourne sur le parking.


Vendredi 30 mai : 19 – 27° / 150 km – 14 250 km
Les sites ouvrent
souvent à 10 h. alors nous prenons notre temps pour ranger et faire un
peu de ménage – il y a tellement de poussière accumulée depuis
l’Ouzbékistan que nous remettons le grand nettoyage à notre retour.
Notre première visite est pour le monastère du Sauveur, ouvert
aujourd’hui, dont le principal édifice est la cathédrale de la
Transfiguration. De nombreux musées sont installés dans cette enceinte.
Nous aurons la chance d’assister au concert des cloches exécuté par un
homme qui tient les cordes entre ses mains dans le clocher. On entre
dans le monastère de la Déposition de la Robe de la Vierge mais rien ne
se visite. Puis on va faire quelques photos du clocher très coloré et
de l’église St Lazare. Souzdal restera pour nous une étape importante.
Par contre Vladimir est une grande ville – nombreuses manifestations
aujourd’hui – police très présente et impossibilité d’approcher de la
cathédrale de la Dormition qui est le site le plus important et surtout
de trouver une place de parking. Nous nous contenterons de l’admirer de
loin. Arrêt à Youriev Polski qui est un havre de paix et où nous
bivouaquons devant le monastère. Petite balade vers la cathédrale St
Georges dont les murs extérieurs sont couverts de sculptures.




Samedi 31 mai : 19 – 27° / 90 km – 14 340 km
Le bivouac était calme
le jour mais les voitures ont roulé très vite toute la nuit – la
proximité du poste de police explique peut-être cette grande activité.
Visite matinale d’un moine mais aujourd’hui nous sommes levés ! Il faut
partir … d’accord, on visite et puis on s’en va. Il n’insiste pas. On
voit arriver de nombreuses femmes le foulard sur la tête – ce doit être
l’office du samedi ? On se prépare tout doucement et il arrive une
procession derrière le CC : des popes en noir et d’autres avec des
habits richement brodés et portant des bannières. La police a barré la
rue. Il est temps de partir même si notre présence n’a pas l’air de les
déranger – nous n’avons pas à perturber la cérémonie qui se prépare.
Nous revenons à pieds et attendons nous aussi – de grosses voitures
arrivent, des gardes du corps en sortent puis des popes qui portent «
religieusement » des icônes et une caisse en fer (on verra par la suite
qu’elle contient une précieuse relique). Tout le monde rentre dans
l’enceinte du monastère puis dans l’église. On attend dehors et on voit
défiler tout le village. Les religieux auront droit à une collation
après la cérémonie ! Route pour Pereslav-Zalesky que nous n’avions pas
visité au début du circuit. Le monastère de Goritski est différent des
autres – les portes cochères sont très ouvragées mais l’intérieur de
l’église est pauvre en fresques. De nombreux peintres en herbe sont
installés dans le jardin. Dans tous les musées ou sur tous les sites
les objets d’art ne risquent pas de disparaître ! Il y a tout d’abord
une personne dans chaque secteur pour vérifier notre ticket puis une
gardienne ou deux dans chaque salle ! Nous allons passer la nuit sur
le site.

Dimanche 1er juin : 16 – 27° / 422 km – 14 762 km
Nuit agitée –
quand le monastère a été fermé et que le site s’est vidé, des gamins
venus jouer au ballon ont trouvé plus amusant de faire pleuvoir des
graviers sur le CC. Ensuite il y a eu un ballet de voitures et l’une
d’elles nous a frôlés, le conducteur a tapé du poing sur la
carrosserie. Nous partons à minuit, en pyjama et allons dormir devant
un autre monastère. Ce matin dès 7 h., à peine levés, nous avons la
visite d’une jeune femme russe qui a vécu au Canada et qui nous fait la
causette – moment agréable – et elle est revenue pour nous proposer de
manger au monastère. Ensuite c’est une journée étape – direction St
Pétersbourg. Nous traversons quelques grandes villes. Entre ces villes,
la route est bordée d’isbas en plus ou moins bon état – les fenêtres
sont remarquables entourées d’une guirlande de bois. Après avoir quitté
la route de Moscou nous tombons sur des files impressionnantes de
camions dans les 2 sens. Les parkings TIR se succèdent et nous en
choisissons un pour passer la nuit. Nous aurons le plaisir de manger
des chachliks.

Lundi 2 juin :
La nuit a été très calme malgré la présence de nombreux
camions et leur départ matinal. Nous allons nous arrêter à Velikiy
Novgorod, une très ancienne ville russe. Visite du kremlin – église Ste
Sophie – musée du cinéma avec de vieilles caméras et projecteurs – tour
sur les remparts – musée des cloches (que les allemands avaient
commencé à enlever pour les fondre) – monument du millénaire (1840) qui
pèse 300 tonnes et comporte 127 personnages importants : tsars,
artistes, écrivains, … Petite balade en ville. Nous dormirons sur le
parking près du kremlin.
Mardi 3 juin : 19 – 26° / 241 km – 15 213 km
Nuit calme sur ce
parking, rien à signaler à part une grosse averse. Le gardien est très
cordial - il a même donné l’adresse d’un coiffeur à Bernard qui
commençait à avoir les cheveux dans les yeux ! Route pour Saint
Pétersbourg. La circulation est très dense et on verra même une voiture
rouler sur le trottoir pour doubler un bouchon. Arrêt à l’aire du
centre culturel – elle est fermée et complètement dévastée ! On décide
d’aller à l’hôtel Elizar – le GPS n’a pas les cartes au nord de Moscou
et on galère un peu. Arrivés près du point on quadrille tout le
quartier et impossible de trouver cet hôtel. Bernard va se repérer à
pieds. L’hôtel est enclavé entre de hauts immeubles et n’est pas
visible de la rue – sa situation est incroyable mais il est bien équipé
pour les camping-cars (eau, électricité, vidanges, laundry, wifi) Je
donne une plaquette CCRSM à la réception – un peu de pub ne peut pas
nuire. Bernard télécharge les cartes manquantes sur OMS Android. Etant
en panne de lecture je télécharge des livres sur ma liseuse. Mercredi 4
juin : 19 – 30° Nous prenons le métro pour aller dans Saint Pétersbourg
– notre moyen de transport préféré ! - il est bondé. Autres avantages
de notre hôtel : le métro est à 300 m. et il y a une épicerie juste en
face. Nous prenons un City Bus pour faire le tour de la ville et
prendre des repères pour les visites à venir. C’est très intéressant.
Après le repas nous partons nous balader sans but précis. La ville est
très agréable avec les 2 Neva et de nombreux canaux. Elle est également
très animée avec ses cafés en terrasse – ce que nous n’avons pas encore
vu en Russie – des portraitistes, des musiciens et des petites échoppes
de souvenirs. Nous allons nous renseigner pour la visite du musée de
l’Hermitage qui sera un point fort de notre séjour. L’église de la
Résurrection-du-Christ, appelée aussi église du Sauveur sur le Sang
Versé construite sur le lieu de l’attentat qui devait coûter la vie à
l’empereur Alexandre II, rappelle Basile-le-Bienheureux de Moscou. Mais
elle est couverte de mosaïques : 6 560 m2 à l’intérieur et d’autres à
l’extérieur. C’est maintenant un musée et nous avons dépassé l’heure
des visites. Ce sera pour un autre jour. Nos pas nous ramènent sur la
perspective Nevski, artère principale de la ville, de plus de 4 km de
long, bordée de beaux immeubles tel le café Singer qui est aujourd’hui
une librairie. L’église Notre-Dame de Kazan est toute proche. Nous
rentrons « chez nous » en métro, aussi entassés que ce matin. Une vraie
vie de parisiens !



Jeudi 5 juin : 19 – 31°
Nouvelle journée de visite de
Saint-Pétersbourg. Près de l’hôtel la distribution du gaz du quartier
se fait par de gros tuyaux jaunes que l’on doit franchir par un petit
pont rustique. Nous retournons à Notre-Dame de Kazan et nous retournons
également à l’église de la Résurrection du Christ. L’intérieur est une
merveille – les mosaïques couvrent les murs et les plafonds, c’est
exceptionnel. Voici nos visites du jour : palais d’été (il est en
travaux et on se promène dans les jardins) - palais de Marbre (quelques
pièces empoussiérées se visitent) – pont de la Banque, pont Vert, pont
Anichkov et de nombreux ponts « anonymes » - quais de la Neva - église
arménienne (échafaudages du sol au plafond) - église Ste Catherine -
statue de Pouchkine et monument des victimes de la Révolution - musée
Grévin local - grande confiserie, chocolaterie et divers produits de
luxe (très beau magasin ancien), … Je ne peux pas tout énumérer … Nous
finissons la journée par une balade en bateau sur les canaux et la
Neva. Petite anecdote sur nos difficultés de compréhension du russe :
au repas de midi, nous choisissons nos plats et passons commande. Je
suis servie et le serveur pose une assiette vide devant Bernard. Rien
ne se passe … bizarre … il fallait simplement aller se servir à
l’intérieur. Nouvelle épreuve du métro encore plus bourré ce soir ! Il
fait très lourd et nous craignons la pluie pour demain. La ville ne
totalise que 35 journées ensoleillées par an et nous en avons déjà eu
3.

Vendredi 6 juin : 20 – 31°
Beau soleil ce matin pour une autre
journée de visites. Nous allons à la forteresse bâtie sur une île et
qui fut le noyau autour duquel allait se développer la future ville. Le
principal édifice est la cathédrale Saints Pierre et Paul dominée par
une flèche de 122.50 m. qui est terminée par la figure d’un ange qui
protège la ville. Dans ce lieu sont inhumés tous les empereurs russes.
Les restes de Nicolas II, de son épouse Alexandra, de leurs enfants et
des serviteurs qui choisirent d’être exécutés avec eux par les
Bolcheviks (en 1918) ont été déposés dans la cathédrale en 1998. Au
sud-ouest de l’île une prison a été construite et de nombreuses
personnalités subirent les mauvaises conditions de vie de ce lieu –
même si aujourd’hui les cellules ont été banalisées. De là nous allons
voir le croiseur Aurore qui a joué un grand rôle au moment de la
Révolution de 1917. Puis nous visitons la première maison de Pierre le
Grand et l’Arsenal qui est maintenant un musée immense. Toujours à
pieds nous rejoignons l’île Vasilevsky où des colonnes rostrales
signalent l’emplacement de l’ancien port. Beaucoup de mariages et de
nombreuses limousines surdimensionnées ce vendredi. Les jeunes femmes
russes sont souvent très haut perchées (voir photo) ! Nous reprenons la
perspective Nevski et notre métro habituel. En ce moment c’est la
période des nuits blanches de St Pétersbourg jusqu’à la mi-juillet et
des manifestations se préparent pour fêter ces jours sans nuits.


Samedi 7 juin : 22 – 25°
Le temps semble incertain ce matin et
nous prévoyons les parapluies. Cette journée est consacrée à la visite
du musée de l’Ermitage – journée bien remplie : les salles de ce palais
ont gardé leur magnificence et méritent à elles seules une visite :
l’escalier d’Honneur en marbre blanc, la grande salle du Trône, le
salon de Malachite, le salon Doré, … L’acquisition par Catherine II de
nombreux tableaux marque la création de ce musée qui renferme également
de nombreuses autres collections. Nous sommes enchantés par le grand
nombre de tableaux de Picasso, Matisse, Monet, Renoir, Gauguin, Van
Gogh, Cézanne pour ne citer que ces grands peintres français – leurs
œuvres occupent plus de 50 salles du palais d’Hiver. La salle Léonard
de Vinci est dotée de deux célèbres tableaux : Madone à la fleur et
Madone à l’Enfant. Les visiteurs se pressent devant les grandes œuvres
et il est difficile de s’approcher surtout quand un groupe sort ses
sièges pliants et s’assoit devant une toile pour écouter les
explications du guide. On est toujours surpris quand on voyage ! En
sortant de ce magnifique musée nous allons à la cathédrale Saint-Isaac.
Elle est décorée d’une profusion de dorures, de marbre, de peintures et
d’admirables mosaïques réalisées par l’école des Beaux-Arts. Encore un
site à découvrir dans cette belle ville. La pluie nous tombe dessus à
la sortie de la cathédrale. Nous avons perdu notre route et rentrons
trempés malgré le parapluie.



Dimanche 8 juin : 16 – 22°
Dernière journée à Saint-Pétersbourg. Le
temps est plus frais et nuageux. Le monastère St Alexandre Nevski est
une « Laure » c’est-à-dire un monastère masculin. Ce dimanche est jour
de messe à la cathédrale de la Sainte Trinité. Le cimetière Lazarus
héberge de célèbres locataires tels Tchaïkovski ou Dostoïevski. Pour
aller au couvent Smolny nous ne prenons pas la bonne station de métro
et nous faisons notre dimanche de rando ! Nous avons avalé un nombre
considérable de kilomètres pour la visite de cette magnifique ville
mais nous ne le regrettons pas. Retour en fin d’après-midi au CC avant
un bon orage. Petite curiosité de cette ville : des publicités diverses
sont peintes au pochoir sur les trottoirs.


Lundi 9 juin : 18 – 24° / 128 km – 15 341 km
Journée « tamalous » : Bernard traîne un mal de gorge depuis quelques
jours et quant à moi j’ai pris froid en rentrant de l’Ermitage sous la
pluie. Nous avons aussi beaucoup marché à Saint Pétersbourg et depuis
notre départ – plus de 2 mois – le rythme a été soutenu. Du coup nous
allons réduire l’allure, d’autant plus qu’une nouvelle mauvaise lecture
de la carte nous embrouille : nous voulons voir le château de Tsarskoe
Selo et nous allons à Krasnoe Selo – les noms se ressemblent et écrits
en cyrillique on ne voit pas la différence ! Je demande la route à un
chauffeur de taxi : c’est tout droit. Nous y allons et il nous rattrape
pour nous faire comprendre qu’il s’est trompé et que nous devons le
suivre. Il nous laissera à 3 km environ de la sortie de la ville et
nous fera un dessin pour rester dans la bonne direction. Les russes
sont vraiment très cordiaux, nous n’avons eu que de bons contacts avec
eux. Tsarskoe Selo (village du tsar) est le château des impératrices
Elisabeth et Catherine. C’est une merveille et il mérite bien les 45 mn
d’attente pour y entrer. La Grande salle du Trône occupe une surface de
846 m2. Elle est somptueuse : dorures, miroirs, plafonds peints – elle
fait suite à l’escalier de parade en marbre richement décoré lui aussi.
L’autre salle admirable est le Salon d’Ambre – les murs sont revêtus
d’une mosaïque d’ambre et toute la décoration est en ambre. C’est un
peu kitch mais exceptionnel. La foule se presse ici et nous n’avions
pas encore vu autant de visiteurs sur un site. Nous allons bivouaquer à
Peterhof que nous visiterons demain.


Mardi 10 juin : 16 – 20° / 248 km – 15 589 km
Nuit calme – nous
étions seuls - mais réveil en « musique » : les tondeuses se mettent en
route dès 7 h. et la musique du jardin d’enfant aussi même si les
enfants ne sont pas là. Dès 8 h. les cars dépotent des vagues de
touristes et nous sommes envahis. Le palais de Peterhof ouvre à 10 h.30
et les jets d’eau et fontaines sont actionnés à 11 h. mais la visite du
jardin commence plus tôt. Il y a au moins autant de monde que pour le
palais d’été de Tsarskoe Selo. L’intérieur du palais est splendide,
tout en dorure, soieries, parquets en marquèterie, meubles délicats,
vaisselle en porcelaine et verrerie en cristal – mais pas de photo !
Les jets d’eau sont somptueux mais la comparaison avec les jardins de
Versailles est un peu osée. Nous sommes malgré tout très heureux et
ravis de cette visite même si le soleil nous fait défaut. Nous
retournons ensuite à Saint-Pétersbourg par les ponts et digues qui
traversent la Baltique – une arrivée différente sur cette ville. Puis
c’est la route de l’Estonie où nous arriverons en fin de journée après
un passage de frontière très facile et rapide. Nous sommes dans
l’espace Schengen maintenant et la zone euro après avoir dépensé nos
derniers roubles.

Mercredi 11 juin : 16 - 22° / 239 km - 15 828 km
Nouveau réveil en
fanfare : la balayeuse passe à 4 h. ce matin – qu’il était agréable le
temps où les balais mécaniques accomplissait ce travail ! mais le
confort du personnel passe avant celui des touristes de passage. Route
tranquille à travers les champs parsemés de fleurs et les haies de
bouleaux encore et toujours. La campagne est magnifique très verte et
paisible – peu de maisons, des vaches et puis quelques moutons … Des
camions transportent de lourds chargements de bois vers des
emplacements de stockage. Arrivée à Tallinn en début d’après-midi et
bivouac sur le parking de la marina. Nous verrons rentrer les voiliers
dans la soirée. Nous sommes rejoints par Thérèse et Gérard Freneix.
Nous échangeons nos bonnes adresses puisque nous nous croisons et nous
passons un excellent moment ensemble autour d’un bon apéro.

Jeudi 12 juin : 15 - 20° / 325 km – 16 153 km
Thérèse et Gérard
partent pour la Russie et nous allons visiter Tallinn. Pas de chance
aujourd’hui, il pleut.
La vieille ville de Tallinn est protégée par des remparts mais sous le
parapluie la visite n’est pas aussi agréable. Malgré tout nous
apprécions notre balade dans les rues pavées. La météo est pessimiste
pour les jours à venir alors nous poursuivons notre route. Cette route
est très monotone et sans grand intérêt jusqu’à la Lettonie et Riga :
forêts et grands espaces mélangeants herbes et fleurs – peu
d’habitations. Pas de formalités de passage de frontière – nous n’en
auront plus et cela ne va pas nous manquer. Notre bivouac sera sur le
parking de la gare maritime du terminal des ferries.

Vendredi 13 juin : 17 – 21° / 20 km – 16 173 km
Nuit très calme
au bord de la Daugava et il fait soleil. Nous avons subi de nombreux
changements de température depuis notre départ mais nous avions rangé
les polaires et chaussures fermées, et bien il a fallu les ressortir et
ranger les nu-pieds ! Le centre ancien de Riga est très différent de
celui de Tallinn et surtout il fait soleil, donc les terrasses des
cafés et restaurants sont ouvertes, les touristes se baladent et des
japonaises sont assises sur les trottoirs et peignent à grands coups de
pinceaux trempés dans de l’encre de Chine. Ambiance estivale, mais les
marchands de glaces ne feront pas fortune aujourd’hui. Quelques
visites, quelques photos (parking bien gardé avec les caméras de
surveillance sur le toit de la caravane – les musiciens de Brême,
cadeau du jumelage – le marché abrité dans des hangars de Zeppelin),
quelques boutiques, un bon repas de spécialités lituaniennes
savoureuses, une nouvelle balade dans la ville et nous regagnons notre
lieu de bivouac de la veille.

Samedi 14 juin : 16 - 20° /368 km – 16 541 km
Hier soir le
resto proche de notre parking a envoyé la sono et nous avons préféré
déménager et aller au camping – nous avons eu une expérience
malheureuse de musique nocturne et pas envie de recommencer. En route
pour la Lituanie et sa capitale Vilnius nous avons fait un arrêt à la
Colline des Croix, lieu de pèlerinage – la légende raconte qu’un père
qui aurait eu le message dans son rêve d’installer une croix à cet
endroit afin que sa fille guérisse aurait vu son vœu exaucé. Depuis les
gens se sont empressés d’édifier des croix sur cette colline. Ce lieu
est depuis 2001 inscrit sur la liste du patrimoine mondial et spirituel
de l’UNESCO.
Les fraises envahissent les étals et nous stoppons en route pour en
acheter. Le vendeur est sympa, il comprend que je suis française et
fredonne « l’été indien » que je vais chanter avec lui … pas de risque,
il pleut déjà. Les averses se succèdent et la route jusqu’à Vilnius est
monotone, une fois de plus, malgré les grands champs cultivés et un
troupeau de rennes dans un enclos. Nous décidons de visiter la capitale
aujourd’hui – elle n’offre pas un grand intérêt.

Dimanche 15 juin : 14 – 17° / 129 km – 16 670 km
Toujours un temps
automnal ! Nous arrivons à Kaunas après un arrêt rapide au château de
Trakaï posé sur une presqu’île. Autre pays, autre façon de vivre : ici
tout est fermé le dimanche sauf quelques restos. La visite de cette
ville est tristounette … même le musée consacré au diable manque
d’humour. Un peu de soleil améliorerait la vie du voyageur ! Le camping
est nouveau et son aménagement est une réussite – à recommander.

Lundi 16 juin : 16 – 22° / 271 km – 16 941 km
Petite journée
étape qui va nous conduire en Pologne. Le paysage a changé – troupeaux
de vaches, champs cultivés de plus petite dimension, traversée de
villages, … L’aire de bivouac est située à côté de la marina. Le soleil
est chaud et nous en profitons … pour ne rien faire ! Pas de photo
aujourd’hui !
Nous venons de passer notre 13ème frontière (encore 3 et nous serons
rentrés) et avons traversé 11 pays.
Mardi 17 juin : 16 – 23° / 165 km –
17 106 km
Direction Varsovie. C’est la saison des fraises et nous en
achetons au bord de la route. Elles sont succulentes pour 1 euro le kg.
Des tombes ou des croix clôturées et très décorées sont visibles tout
au long du chemin. Parking près de la vieille ville de Varsovie qui
n’est pas très ancienne puisqu’elle a été détruite à 90 % pendant la
seconde guerre mondiale. Une manifestation a lieu devant le ministère
de la culture – peut-être contre un spectacle anti religieux comme le
laisse penser la présence d’un prêtre qui prie avec les manifestants.
La visite est assez rapide, mais nous sommes en transit et la Pologne
n’est pas notre destination principale.


Mercredi 18 juin : 16 – 24° / 365 km – 47 471 km
Nous avons prévu une
journée tranquille et nous ne prenons pas l’autoroute pour aller à
Wroclaw. La campagne est très diverse : nombreux bois, champs de
céréales, de pommes de terre, de choux, de fraises, … maisons avec des
jardins très bien entretenus, petits villages, … Nous continuons notre
cure de fraises (près de 2kg par jour) – les fruits nous ont beaucoup
manqué pendant tout le voyage. Plus tard des cueilleurs nous proposent
des myrtilles à l’orée des bois. J’en achète et je prépare une recette
apprise en Roumanie, du ratafia avec les myrtilles polonaises, la vodka
ukrainienne et le sucre de notre jeune boulanger de la vallée du
Fergana – un bel exemple de mixité ! Traversée de Lodz, grande ville
très animée et arrivée en fin d’après-midi à Wroclaw. Le quartier du
camping est en travaux et nous tournons un moment avant de trouver une
rue pour le rejoindre. Accueil très sympathique du gérant qui nous
donne toutes les infos pour la visite de demain.

Jeudi 19 juin : 18 – 25°
Belle journée ensoleillée pour la visite
de Wroclaw. Changement de moyen de transport : nous prenons le tram qui
s’arrête juste devant le camping et nous dépose au centre-ville. Jour
férié aujourd’hui en Pologne mais les rues sont animées. Nous
assisterons à 2 processions qui mêlent militaires et religieux : le
sabre et le goupillon, dans cette Pologne qui a vu naître Jean-Paul II.
Des nains de bronze ont été semés dans la ville – ils sont difficiles à
trouver ne mesurant pas plus de 30 cm. Bernard monte en haut de la tour
de la cathédrale (300 marches) d'où il a une vue imprenable sur la
ville. L’Hôtel de Ville est très beau – sa construction a commencé au
XIIIe siècle et s’est poursuivie pendant les siècles suivants – c’est
un monument laïque de style gothique tardif très décoré sur sa façade
sud d’amusantes scènes de la vie quotidienne. La place principale est
bordée de maisons baroques. L’Ile-sur-Sable est la première cité,
berceau de la ville. La cathédrale est aussi de style gothique tardif
mais avec de nombreux ornements baroques. L’église Ste Croix et St
Barthélémy est très élancée et grandiose. Elle abrite 2 salles
superposées qui correspondent à 2 cultes différents. Bonne visite pour
cet aperçu de la Pologne que nous avons juste traversée.


Vendredi 20 juin : 16 – 11- 20° / 283 km – 17 754 km
Nouvelle journée
tranquille de route jusqu’à la république tchèque. Le temps s’est
beaucoup rafraîchi mais nous arriverons à Prague avec le soleil. Nous
traversons encore des régions de grandes cultures, mais nous avons une
grande surprise : des pavots sont cultivés sur des hectares – une marée
blanche à perte de vue ! c’est très surprenant. Nous essuyons quelques
bonnes averses avant d’arriver à Prague que nous visiterons demain.

Samedi 21 juin : 16 – 20°
Visite de Prague où nous allons avec un
bus et ensuite le métro, beaucoup moins glamour que le métro russe. Sur
la place de la Vieille-Ville nous assistons au défilé des apôtres quand
l’horloge astronomique, qui a plus de 500 ans, sonne l’heure. La place
est environnée de palais décorés de « sgraffites » en grisé, mais le
ciel est nuageux et c’est bien dommage. L’Hôtel de Ville (XIVe siècle)
n’a conservé qu’une façade, les autres ont été détruites lors des
combats de 1945. Nous déambulons dans les rues sans itinéraire précis
et empruntons de nombreux passages. En suivant la Vltava nous arrivons
au pont Charles, une des merveilles de Prague, réservé aux piétons. La
synagogue est fermée aujourd’hui samedi, nous reviendrons demain pour
la visiter ainsi que le cimetière juif. La journée passe vite dans
cette ville où de nombreux musiciens captent notre attention. Demain
sera consacré au quartier du château.

Dimanche 22 juin : 16 – 21°
Le soleil s’est montré et c’est plus
agréable. En sortant du métro, en haut de la grande avenue une plaque
commémore le sacrifice par le feu de Jan Palach et de Jan Zajic début
1969 après l’invasion de la Tchécoslovaquie par les troupes russes qui
voulaient mettre fin au « printemps de prague ». Passage par la place
de la Vieille-Ville, Bernard souhaite monter en haut de la tour de
l’horloge – le vertige me prive toujours de ces beaux points de vue !
Trop de monde, nous poursuivons notre chemin par la visite de la
Synagogue « VieilleNouvelle » - édifiée au XIIIe siècle, elle est toute
petite. Montée au château et visite de l’ancien palais royal, de la
cathédrale Saint-Guy, de la basilique St Georges et de la ruelle d’Or.
Dans cette ruelle des intérieurs du XVIe ont été reconstitués. Les
maisons abritaient des alchimistes, bijoutiers et orfèvres. Devant le
château se tient un rassemblement de soutien aux habitants de Dombass
en Ukraine et contre la présence russe dans ce pays. Nous reprenons le
pont Charles où se produit le « Bridge Band » dont un des musiciens
joue d’un saxophone basse, instrument très peu utilisé et qui capte
l’attention d’un autre saxophoniste : Bernard. Nous retournons sur la
place toujours très animée. Bon séjour à Prague, ville que nous avions
visitée il y a 20 ans environ et où nous voulions retourner. Nous ne
sommes pas déçus.



Lundi 23 juin : 16 – 24° / 309 km – 18 063 km
Notre voyage touche à
sa fin et il n’y aura plus d’arrêt important jusqu’à chez nous. Avant
de franchir la frontière allemande arrêt à Pilsen, à la brasserie, mais
les visites se font en groupe seulement et la prochaine est en fin de
journée. Nous dépensons nos dernières couronnes tchèques à la
station-service – nous avons changé 8 fois de monnaie au cours de notre
circuit et le retour à l’euro va nous éviter les règles de 3 ! Je vais
donc ajouter les températures, les kilomètres et quelques commentaires
pour les 2 jours à venir. Pas de photo aujourd’hui !
Mardi 24 juin : 20
– 26° / 414 km – 18 477 km
Toujours la route en évitant les autoroutes
et passage en France, en Alsace où nous dormons près du stade de
Bergheim.
Mercredi 25 juin : 20 – 26° / 293 km – 18 770 km
Nuit calme
en Alsace. A midi nous sommes à Thann où nous nous étions déjà arrêtés.
Cette belle région donne envie d’y revenir … mais quand ? Nous avançons
tranquillement et passons la nuit à Dôle – bel emplacement au bord de
l’eau. Il faut suivre le chat pour découvrir la ville où est né Pasteur
– clin d’œil à un enfant du pays, Marcel Aymé qui a écrit « Les contes
de Chat Perché ».
Jeudi 26 juin : 20 – 26° / 335 km – 19 105 km Dernière étape de notre
long périple. Nous traversons les vignobles de Bourgogne et faisons une
petite visite à une cave pour enrichir la nôtre. Arrêt au Monastère des
1000 bouddhas près d’Autun. Notre opinion n’est pas objective parce que
nous sommes allés très souvent au Népal, une fois au Tibet et que nous
sommes imprégnés de cette culture de bouddhisme tibétain qui nous plaît
beaucoup. Pour nous ici c’est un beau temple mais il n’a pas d’âme. Il
se visite mais il est vide. Nous arrivons en fin de journée chez nous
et retrouvons notre maison avec plaisir.

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