IGUAÇU
à MONTEVIDEO du 13 avril au 7 mai
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Samedi 15 avril : NS DE LORETO : 244 km – 23 227 km
Direction les missions jésuites argentines. San Ignacio Mini fondé en 1
696. Ses ruines sont les mieux conservées d'Argentine. Cette mission
abrita jusqu'à 4 500 habitants. Les jésuites créent ces missions pour
protéger les guaranis des colons. Ce sont des lieux coupés du reste du
monde et leur organisation communautaire autonome est unique dans
l'histoire. Les habitants travaillent la terre commune et les richesses
sont réparties équitablement. La journée de travail est fixée à 6 h.
comparée aux 12–14 h. en Europe à cette époque. Le chef ou
regidor est désigné par les jésuites et les autres postes sont occupés
par des indiens élus. Les attaques d’esclavagistes décimeront les
missions mais les guaranis sortiront vainqueurs de la dernière
bataille. Le coup fatal sera donné par le changement de pouvoir en
Espagne. Un nouveau traité fixe les frontières et une grande partie des
missions reviennent au Portugal dont le roi est l’ennemi des jésuites.
Les guaranis sont sommés de quitter les missions, les jésuites
cherchent le soutien des autres pays d'Europe, en vain. Les guaranis
sont chassés et pourchassés et cela se termine dans un bain de sang en
1 756.
Santa Anna et NS de Loreto sont des champs de ruines et il est
difficile d'imaginer ce qu'était une mission ici. Mais le cimetière de
Santa Anna n'est pas entièrement détruit. Marcelo, le gardien de Loreto
nous propose de dormir sur le parking.
Ce soir il y a un bal folklorique tout près. Nous irons y faire un
tour. Les gauchos ont sorti leur plus belle tenue : pantalons plissés
glissés dans des bottes ornées d'éperons, chemise brodée, chapeau et
poignard dans un étui passé à la ceinture. Pour les femmes ce sont de
grandes jupes très colorées et souvent un gros nœud dans les cheveux.
Les danses sont très enlevées et les danseurs pleins d'entrain.



Dimanche 16 avril : mission TRINIDAD au PARAGUAY : 100 km – 23 327 km
Nuit musicale … Nous allons voir les missions paraguayennes qui sont
les mieux conservées. La frontière est vite franchie alors qu'une file
impressionnante attend pour entrer en Argentine. La semaine sainte est
une semaine de congé pour les argentins et ils vont au Paraguay alors
bien sûr le dimanche ils rentrent chez eux. En sortie de la ville
d'Encarnacion nous croisons Josette et Joël ! Surprise ! Ils ont passé
la semaine dans cette région et regagnent l'Argentine. On se donne les
dernières nouvelles des voyageurs, les lieux intéressants et plein
d'autres infos … Trinidad est la mission la mieux conservée. On
comprend bien ici l'organisation d'une mission. L'église possède des
vestiges en très bon état, une crypte et de nombreuses sculptures.
Petit resto à midi. Nous rencontrons deux jeunes français et passons un
bon moment d'échanges. Journée tranquille et bivouac sur la place du
site.


Lundi 17 avril : mission SAN COSME Y DAMIAN : 155 km - 23 482 km
Nuit très tranquille après un son et lumières timide. Visite de Jesus
de Tavarangüe à quelques km. Cette mission a été inachevée. L'église
est très grande et d'inspiration hispano-mauresque. Le collège attenant
et quelques fondations d'habitations complètent cet ensemble. Nous
revenons sur nos pas pour aller à la dernière mission : San Cosme y
Damian. Le site est ici aussi dans la verdure. L'église a été
reconstruite ainsi que la partie adjacente qui était le collège. Un des
frères jésuites a été le premier astronome d'Amérique du sud et un
cadran solaire est dans la cour depuis plus de 300 ans. Visite du petit
centre astronomique. Un guide nous conduit dans une pièce plongée dans
l'obscurité où on peut observer une projection d'un ciel étoilé. Une
maquette du système solaire permet de voir la position du soleil dans
différents pays du globe suivant les saisons. Et pour finir une lunette
astronomique pointée sur le soleil nous montre une belle image rouge.
Notre bivouac sera proche de la mission et de l'école (dont la
directrice nous donnera le mot de passe wifi).



Mardi 18 avril : SANTO TOME : 254 km – 23 736 km
Nuit très tranquille une fois encore. Dernier tour dans ce petit
village. Les enfants arrivent à l'école à 6 h. 30 et repartent à
16h.30 ... une grande journée ! Arrêt dans un supermarché pour dépenser
nos derniers guaranis. La sortie du Paraguay est rapide et facile.
Ensuite la file d'attente est d'environ 1 heure. Nous choisissons la
file « touritas » mais elle est noyée de motos. Personne ne veut nous
laisser passer pour changer de file au point qu'en accélérant
pour garder sa sainte priorité un automobiliste tape celui de devant et
… ils nous regardent de travers. Je les gratifie de noms d'oiseaux
alors que nos pannes à répétition m'avaient laissée calme, ce doit être
la bêtise humaine qui ne passe pas ! Puis la pression retombe et nous
continuons notre route, cap au sud. C'est une traversée de grandes
forêts, de scieries et de prairies à vaches. Culture locale et sur une
surface très étendue de plantes à maté, la boisson de l'Amérique du
sud. Notre ccar fume très blanc de temps à autre mais il faut bien
qu'il se rappelle à notre bon souvenir. Pour la suite ce sera
Buenos-Aires ou Montevideo suivant ses caprices.


Mercredi 19 avril : COLONIA LA ARGENTINA : 395 km – 24 131 km
Journée
étape. Rien à dire sauf que nous avons eu de la pluie tout le temps et
parfois des trombes d'eau. La route n'est pas en très bon état, mais
elle nous rapproche de notre dernière étape.
Jeudi 20 avril : ZARATE : 384 km – 24 515 km
Encore une journée étape. Nous nous rapprochons de Buenos-Aires.
Vendredi 21 avril : COLONIA DEL SACRAMENTO (URUGUAY) : 448 km – 24 963
km
Nous voulons être à Buenos-Aires en milieu de journée mais notre
ccar fait encore des caprices. Il fume blanc puis bleu de façon répétée
plus qu'avant et nous jugeons plus sage de faire demitour et de prendre
la direction de Montevideo. Alors que depuis la « destruction » du FAP
il suffisait de s'arrêter quand de la fumée sortait du pot
d’échappement, l'arrêt ne suffit pas, un témoin s'éclaire et notre ccar
fume beaucoup. Il change de défaut : avant il buvait beaucoup et
maintenant il fume. Nous arrivons à Colonia en fin de journée et notre
bivouac est en bord d'océan dans le quartier historique.
Samedi 22 avril : BUENOS-AIRES : 4 km – 24 967 km
La nuit porte conseil
et celle-ci a été longue. On avait envisagé de laisser le ccar ici et
d'aller à Buenos-Aires avec le Buquebus en louant une chambre … mais
pourquoi ne pas y aller avec le même moyen de transport mais avec le
ccar ? Il n'aura pas beaucoup de km à faire et nous aurons notre « casa
rodante ». Bernard est mitigé, nous nous préparons tranquillement et
allons à l'embarcadère. Il y a un ferry qui peut transporter le ccar
(la hauteur est un handicap) et il part dans ½ heure. Tout le personnel
se démène pour que nous partions, les billets sont vite imprimés, la
police uruguayenne de sortie et argentine d'entrée sont vite expédiées,
la douane valide la sortie du camion, un employé nous guide en chantant
la Marseillaise (incroyable!), Bernard monte le ccar sur le pont vite
fait bien fait pendant que je cours me faire enregistrer. OUF !
Nous voilà à bord !
Le parking espéré pour nos bivouacs, celui du Buquebus n'est plus
autorisé depuis janvier, trop de problèmes de sécurité. Nous en
trouvons un autre, pas loin, gardé jour et nuit qui nous permet de nous
brancher en eau et en électricité et de vider les eaux noires. Pour une
fois la chance est avec nous, pas trop tôt. Nous passons l'après-midi
dans le centre de la capitale : place de Mayo (où les mères des
disparus manifestent toutes les semaines), casa Rosada (palais
présidentiel), cathédrale (où on nous rappelle que le Pape François a
été archevêque ici). Nous nous baladons dans la rue Florida, rue
piétonnière très animée. Un spectacle de tango nous donne un avant-goût
de ce que nous espérons voir demain.



Dimanche 23 avril : BUENOS-AIRES
Beau soleil ce matin. C'est le jour du marché des antiquaires et nous
ne voulons pas manquer cela. Nous partons par les quais de Puerto
Madero et par les anciens docks. C'est une bonne balade entre les
anciens docks reconvertis en logements et restos de luxe, les vieux
gréements à quai et les immeubles flambants neufs. Nous rejoignons la
rue Defensa où a lieu le marché du dimanche. C'est une succession de
petits marchands de plein de choses, d'antiquaires chicos, de galeries.
Et puis, une milonga nous arrête le temps de savourer un tango
interprété avec maestria et passion sur une petite place. Des danseurs
et un public qui partagent ce moment magique. Quelle chance d'être là
après toutes nos péripéties, seul le moment présent compte. Nous
flânons sur les docks au retour avec un arrêt dans un bar pour profiter
du site et nous mêler à la population. Josette et Joël sont sur le
parking, arrivés dans la journée. Nous sommes heureux de nous retrouver
(nous leur avions donné un point GPS erroné!) et nous partageons …
l'apéro !



vidéo tango ici
Lundi 24 avril : BUENOS-AIRES
Démarrage en douceur. En premier lieu l'achat de nos billets de
Buquebus pour rejoindre l'Uruguay et Colonia demain. Un taxi nous
emmène jusqu'à La Boca. Ce quartier n'est pas recommandé pour les
piétons. Quelques rues sont ouvertes aux touristes et le tourisme est
le moteur des activités. Ici les maisons sont peintes de toutes les
couleurs. A l'origine les marins finissaient leurs pots de peintre pour
la décoration de leur habitation.
Malgré tout c'est un quartier agréable à parcourir, très coloré bien
sûr … et les danseurs de tango sont omniprésents.
De là nous voulons revenir sur la place de Mai mais il y a une manif et
le chauffeur de taxi nous dépose à Puerto Madero. Petite balade sur les
quais et nouveau taxi pour le cimetière de Ricoleta. Le chauffeur est
un homme jeune, très bavard, qui nous raconte que sa famille est
originaire de Bordeaux. La manif est organisée par les boliviens qui
vendent difficilement leurs fruits et légumes en Argentine. Il ajoute
qu'ici l'éducation et les soins de santé sont gratuits alors leurs
voisins chiliens, boliviens, péruviens, … les envient.
Dans ce cimetière, les tombes sont monumentales mais assez massives et
les allées sont étroites. D'autres cimetières, celui de Lviv en Ukraine
par exemple, sont plus surprenants et poétiques.
Pour terminer cette journée bien remplie, nous redescendons vers la
place du Général San Marin avant de regagner notre casa rodante,
Josette et Joël. Chacun raconte sa journée bien remplie. Ils repartent
sur le nord de l'Uruguay et nos routes sud-américaines ne vont plus se
croiser alors devinez ? On partage un bon apéro !
Mardi 25avril : avant MONTEVIDEO : 168 km – 25 135 km
Avant de partir
nous faisons les pleins et les vides du camping-car. Nous embrassons
Josette et Joël, nous nous souhaitons bonne route et bon retour et nous
gagnons le Buquebus. Encore les formalités de sortie d'Argentine et
d'entrée en Uruguay et nous traversons le rio de la Plata. Le temps est
très gris et la brume tombe progressivement. Arrivée à Colonia dont
nous souhaitions visiter le centre historique, même grisaille. Nous ne
restons pas là et nous approchons de Montevideo, dernière étape de ce
long périple. Pas encore rentrés et déjà la tête dans les prochains
voyages et pourquoi pas … l'amsud mais des pays plus dépaysants :
Pérou, Bolivie, … encore un peu tôt pour en parler mais la petite
graine est semée ! à moins que ce ne soit de l’humour.
Mercredi 26 avril : proche MONTEVIDEO : 188 km – 25 323 km
Journée à la recherche DU camping pour attendre le cargo.
Nous allons d'abord au camping à 10 km de Montevideo conseillé par
SeaBridge. Loin de tout et vide … le suivant est dans le sable et pour
le troisième la hauteur est limitée à 2,30 m. Nous nous arrêtons à
autre camping – gardiennage, Paraiso Suizo tenu par des suisses comme
son nom l'indique et conseillé par SeaBridge et nous resterons là on ne
sait pas combien de temps. Le temps est exécrable, bourrasques de vent,
trombes d'eau, température fraîche. Pour une fois nous sommes nombreux,
surtout des suisses et des allemands mais personne n'ose mettre le nez
dehors. On commence le grand nettoyage et il va nous occuper un bon
moment. Jeudi 27 avril : proche MONTEVIDEO : 128 km – 25 451 km Le
camping est trop loin de Montevideo (90 km), on change de place. On
passe par la capitale où nous faisons une pause. Parking le long de la
rambla et on va à pieds dans la vieille ville, à la place de
l'Indépendance et jusqu'à la « fontaine des cadenas ». La ville a
changé, c'est l'automne, les arbres perdent leurs feuilles, l'ambiance
est presque hivernale malgré un beau soleil. C'est agréable de revenir
ici où nous avons attendu de longues journées l'arrivée du cargo et de
nos véhicules. Nous retournons au camping indiqué par SeaBridge, à 20
km de la ville et très calme (nous sommes seuls avec 2 ccars en
gardiennage).


Vendredi 28 avril : La Paz, MONTEVIDEO
Nous sommes bien ici, au calme,
à part les 3 chiens du propriétaire qui aboient dès qu'une mouche vole
trop près d'eux ! Le supermarché est à 2 km et nous avons l'intention
de ne plus bouger après les courses indispensables. Pendant notre
moment détente-lecture après le repas nous avons la surprise de voir
arriver une cellule et … Josette et Joël ! Que se passe-t-il ? Josette
avait dérapé sur son marchepieds il y a quelques jours ce qui lui avait
valu une boule de la grosseur d'un œuf sur le côté de la jambe. Elle a
alors passé une radio. Rien de cassé et elle allait mieux. Puis sa
jambe est devenue très douloureuse, son pied a gonflé et a bleui. Ils
sont donc revenus sur Montevideo, à l'hôpital britannique où un
chirurgien a prescrit des antibiotiques en attendant de voir comment ça
va évoluer. Et nous voilà voisins à nouveau et c'est bien agréable.
Samedi 29 avril : La Paz, MONTEVIDEO
Encore une journée à buller.
Presque pas de vent et un beau soleil qui incite au farniente. On
avance quand même un peu dans le nettoyage du ccar intérieur et
extérieur, mais nous avons encore 3 jours au moins à rester ici. Une
journée bien cool où on papote, on bouquine et on se branche sur
internet.

Dimanche 30 avril : La Paz, MONTEVIDEO
Encore une journée à buller. Un
beau soleil qui incite au farniente. Josette et Joël nous quittent ce
matin. La jambe de Josette la fait toujours souffrir. Elle va contacter
IMA (inter mutuelles assistance). Monique et Erick qui ont un problème
mécanique arrivent. Le câble de l'embrayage s'est coincé par 2 fois et
ils préfèrent se rapprocher de Montevideo. C'est le club des
éclopés en tout genre …
Lundi 1er mai : La Paz, MONTEVIDEO
On décide de bouger un peu. On va au
village à pieds, environ 2,5 km. On assiste à la cérémonie du 1er mai.
Une trentaine de personnes sont réunies près d'une sono qui diffuse
d'abord l'hymne national puis l'Internationale. Françoise et Alain, des
amis des Curinier arrivent peu après. Emmanuel, le propriétaire du
terrain n'avait sans doute pas vu défiler autant de camping-caristes.
Erick fait voler son drone et nous avons une drôle d'allure vus d'en
haut. Bonne après-midi bien cool et bien chaude qui se termine par le
pot de l'amitié.
Mardi 2 mai : La Paz, MONTEVIDEO
Nous testons le bus pour le centre de
Montevideo. Nous allons chez KMA pour avoir les dernières nouvelles du
Grande Nigeria. Nous embarquerons samedi. Notre interlocutrice est
formelle. Nous qui suivons le cargo sur Find Ship le voyons toujours à
l'ancre en face de Buenos-Aires … et pas encore ici ? On va déjeuner au
Tibetan Garden qui a été notre « cantine » en novembre dernier. Le
jeune patron est heureux de nous revoir et nous embrasse tous ! Et nous
sommes heureux de revenir chez lui. Visite du musée des Andes ensuite.
Il est dédié à la tragédie du 13 octobre 1972 et au crash d'un avion
qui allait de Montevideo à Santiago du Chili avec une équipe de rugby,
ses amis et parents à bord, 45 personnes au total et seulement 29
survivants. Ils ont survécu 72 jours sans eau, sans nourriture, sans
vêtements adaptés à 4 000 m. d'altitude et des températures parfois
inférieures à – 30 degrés. Un petit tour en ville et nous reprenons le
bus retour pour arriver juste avant la nuit. Josette et Joël sont
revenus en fin de journée. Josette doit attendre encore 2 jours pour
avoir la décision de l'hôpital pour sa blessure. Bonne journée bien
remplie.
Mercredi 3 mai : La Paz, MONTEVIDEO
Encore une journée à buller.
Josette, Joël, Françoise et Alain nous quittent. Erick et Bernard
regardent le débat de la présidentielle (Macron / Le Pen). Bof !
Jeudi 4 mai : La Paz, MONTEVIDEO
On va à Montevideo aujourd'hui, avec
le bus. Balade en ville, il fait très beau. Repas au marché du port où
nous choisissons le même resto et pour nous le même menu : parillada.
Très bon et typique. Au port on se renseigne pour un bivouac éventuel
vendredi soir. Pas possible. Mais un sympathique douanier nous propose
de nous garer sur le parking de la douane samedi puisque les bureaux
seront fermés. On traîne encore un moment puis on reprend le bus. Il
est bondé ! Un peu de marche à pieds et nous rentrons à la casa rodante
chez Emmanuel.
Vendredi 5 mai : La Paz, MONTEVIDEO
Et une autre journée à buller … Un
tour au village pour quelques courses, le coiffeur pour Bernard
et marcher un peu. Josette et Joël nous rejoignent. Le chirurgien a
fait une incision et retiré un caillot. Mais la douleur persiste et
elle ne veut pas s'éloigner de Montevideo. Leur cargo part à la fin du
mois et ils ne veulent pas avoir de souci en mer. Pour nous,
rendez-vous dimanche à 9 h, au port pour l'embarquement. Je mettrai ce
blog à jour au gré des possibilités de connexion ...

Samedi 6 mai : MONTEVIDEO
Après une dizaine de jours chez Emmanuel,
nous allons à Montevideo. Nous avons rendez-vous avec Josette et Joël
pour un bon plat de poissons et crustacés au port de plaisance.
Délicieux et, comme on ne veut pas faire les choses à moitié, on
commande un dessert ! Il nous faudra aller faire une grande balade en
ville après les avoir quittés pour aider à la digestion de ce repas
copieux. Cette fois-ci nous nous quittons vraiment après plusieurs
aurevoir qui n'en ont pas été. Nous leur souhaitons patience pour
attendre leur cargo et un complet rétablissement à Josette. Nous
retrouvons Monique et Erick sur le parking de la douane au port.
Bernard a été bien inspiré de demander l'autorisation d'attendre ici
notre cargo. L'endroit est gardé et vide. Il n'est peut-être pas
possible de rester là en semaine quand les bureaux de la douane sont
ouverts. Les bagages seront vite faits et nous sommes prêts à
embarquer.
Dimanche 7 mai : MONTEVIDEO
Nuit calme, pas de bruit - mais la pression
monte … Notre guide arrive vers 9 h. Le contrôle de la douane pour le
ccar est vite expédié et nous gagnons le Grande Nigeria. On monte
à bord et on trimbale nos bagages. La cabine est nickel, plutôt
spacieuse et nous prenons possession de notre « casa vogante » … Nous
sommes 6 passagers. Un couple d'allemands partage notre aventure. Repas
à midi, excellent – nappe blanche et service très stylé par Giovanni,
notre « nounou ». Nous faisons la connaissance du capitaine, bien cool.
Alors vous avez compris que notre première impression est excellente et
que cette traversée démarre sous de très bons auspices. En CE dimanche
d'élections une autre bonne nouvelle nous fait du bien … le résultat.