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les bivouacs sont dans les infos pratiques
INDE - RAJASTHAN

Lundi 12 novembre :
La sortie du Pakistan se fait rapidement. L'entrée en Inde est plus
longue, surtout au niveau du CPD (carnet de passage en douane).
Nous arrivons quand même à temps pour la cérémonie de fermeture de la
frontière entre ces deux pays.
C'est très spectaculaire et scénarisé. Pour chaque pays, des militaires
avancent d'un pas décidé, montrent leurs muscles et se plantent en face
des voisins.
Cela dure un moment puis les couleurs sont descendues, les drapeaux
pliés et les portes se ferment.
Une foule de centaines de spectateurs s'entassent sur les gradins et
hurlent "India !" en frappant dans leurs mains.



Mardi 13 novembre :
Nous arrivons à Amritsar, à quelques 30 km de la frontière.
Nous avons le véhicule à assurer, un gros ballot de linge à faire
laver, la connexion wifi à établir, le change à faire et la vidange du
camion.
On ne fera pas tout ce qui est prévu mais on aura des roupies, le
camion sera lavé (à prix d'or !) et nous visiterons le Golden Temple.
Ce monument sikh est un temple posé au milieu d'un lac sacré, la
"piscine de nectar" peuplée de carpes, où les sikhs viennent se baigner.
Le temple renferme le livre sacré (le Granth Sahib rédigé en pendjabi)
dont les prêtres chantent en permanence les paroles.
La cantine où sont servis plus de 10 000 repas gratuits par jour est
impressionnante et le bruit est assourdissant.






Mercredi 14 novembre :
Nous gérons l'assurance aujourd'hui. Elle couvrira l'Inde et le Népal
et nous sommes assurés au tiers.
La rue près de notre guest house est très commerçante et nous faisons
provision de fruits et de légumes. Nous flânons dans les rues avec le
plaisir de l'Inde retrouvée. Jamais nous n'aurions pu croire y
venir un jour en ccar !
L'après-midi nous ramène vers le Golden temple et ses rues avoisinantes.




Enfants sikhs près du Golden Temple


Bain sacré dans la "piscine de nectar"
Jeudi 15 novembre :
Partis d'Amritsar hier matin nous avons eu une journée étape qui nous a
permis de faire vidanger le camion et avancer vers Bikaner.
Vendredi 16 novembre :
La route est très bonne, souvent en autoroute que nous ne payons pas
souvent !
Peu de villages mais de nombreux champs bien entretenus et cultivés.
Les briquèteries bordent la route et certaines sont le domaine des
dromadaires. Les ouvriers logent sur place dans des petites maisons ...
en briques.
Nous quittons le Pendjab et arrivons dans une région désertique où
commencent les étendues de sable.
Quelques étangs abritent une colonie de grouses - Marie-Claude me
corrigera si je me trompe.
Arrivés à Bikaner où nous bivouaquons dans le quartier des hôtels de
luxe.




Samedi 17 novembre :
Visite du fort de Junagarh à Bikaner ce matin, construit dans la plaine
contrairement à beaucoup d'autres. Le désert constituait une défense
naturelle et efficace.
Il fut bâti sous le règne du raja Rai Singh de 1571 à 1611.
L'énorme rempart de grès rouge s'étire sur près d'un kilomètre et
comporte 37 bastions. Les portes monumentales sont "ornées " de piques
qui protégeaient des assauts des éléphants de combat.
A l'intérieur des murailles se cachent des palais somptueusement
décorés synonymes de l'Inde des maharajas. C'est une profusion de
peintures, de dorures, de mosaïques de miroirs, de tuiles colorées. Le
souverain actuel et sa famille résident à Bikaner dans le palais
moderne
de Llagarth.
Nous nous arrêtons dans un centre de recherche et sauvegarde des
chameaux. C'est l'heure du repas.



mains des veuves des maharajas qui s'immolaient sur le bucher de leur
mari la salle du trône

fenêtre
en carreaux de
Delft
balançoire - le mouvement entraînait une ronde de
statuettes
SCENES
DE RUE et PERSONNAGES





Dimanche 18 novembre :
Arrêt à Deshnoke pour visiter le temple des rats. Des rats sont vénérés
suite à l'aventure vécue par une saint hindoue et ils courent dans
toutes les pièces. Ils ne courent pas très vite d'ailleurs parce qu'ils
sont bien nourris et bien gras.
Après une grande hésitation nous renonçons à aller à la foire de
Pushkar, nous la connaissons et surtout cela rallonge notre périple et
nous voulons surtout profiter du sud de l'Inde.
Une ferme abrite des dizaines de vaches en mauvais état. Elles ont été
accidentées ou sont malades et ce centre les soigne. C'est la cour des
miracles des animaux.




Lundi 19 novembre :
La montée au fort de Mehrangarh est difficile et nous opérons quelques
demi-tours sportifs. J'en profite pour faire un commentaire sur la
façon de conduire des indiens. Tout le monde se plaît à dire que c'est
une conduite dangereuse. C'est une conduite glissée. Tout le monde veut
passer, les klaxons sont assourdissants et finalement tout le monde
passe, à droite, à gauche, dans le bon sens ou dans le mauvais sens. Le
pire ce sont les vaches, les chiens et toute sorte d'animaux sur la
route. On s'habitue à la conduite à gauche et à la façon de conduire
des indiens. Pas d'invective, pas de geste déplacé, pas d'énervement,
çà glisse ...
Le fort est impressionnant et majestueux perché en haut de la colline.
Le musée renferme des objets très intéressants.









En repartant nous tombons sur un mariage. Les invités sont chargés de
cadeaux et très élégants.

Mardi 20 novembre :
Ce matin, à partir du camp Bishnoï, nous partons en "safari" avec
Gisèle et Gérard, nos amis de
CCRSM (Camping-Car sur les Routes de la Soie et du Monde). Nous verrons
quelques antilopes, des grouses au bord d'un marigot et un hibou dans
un arbre.
Nous n'échapperons pas à la cérémonie de l'opium incontournable chez
les Bishnoïs. Le pavot n'est pas cultivé sur place mais il est utilisé
à des fins thérapeutiques sous forme liquide ou solide. Quelques
granulés sont dissous dans un peu d'eau avec un pilon. Cette eau est
filtrée et nous buvons chacun notre tour et en 3 fois dans la paume de
la main du préparateur.

Sa mère âgée de 93 ans fabrique des chapatis et son père de 91 ans tire
l'eau du puits.

Le hasard nous fait rencontrer une famille qui rentre des champs avec
des chameaux.


Ce soir nous galérons pour trouver un bivouac, la route traverse la
campagne profonde et débouche subitement sur une zone d'hôtels de grand
luxe ... impossible de permettre à des manants en roulote d'accéder au
parking. Un restaurateur nous logera sur le sien.
Mercredi 21 novembre :
Une petite route grimpe en lacets et très étroite jusqu'à Kumbalgarh.
Les remparts se découvrent au détour d'un virage et nous sommes
émerveillés et impressionnés par la grandeur, le gigantisme de
cette muraille. Nous franchissons plusieurs portes et arrivons jusqu'au
sommet de la citadelle. Tout est calme et sérénité dans cet endroit au
bout du monde. Nous voulons tout voir, escaladons des escaliers et
franchissons de nombreuses portes.



Et tout à coup un vacarme assourdissant ! Nous découvrirons en
descendant vers le minuscule village dans l'enceinte de la forteresse
qu'il s'agit d'une tournée de propagande de prêcheurs de l'islam ... je
ne sais pas qu'en dire ...

La visite suivante est pour le temple jaïn de Raktapur. La route
toujours aussi difficile suit la vallée et c'est l'occasion de scènes
champêtres comme le labourage avec des buffles, le retour des femmes
avec des fagots sur la tête et la noria avec des zébus pour monter
l'eau du puits et arroser les cultures.


Le temple d'Adinath à Raktapur en quelques chiffres : 50 ans pour le
construire, 1 500 m2, 33 m. de hauteur, 24 dômes, 84 chapelles, 1 444
piliers, 20 moines et 1 seul matériau : le marbre. Splendide !


Jeudi 22 novembre :
Visite du City Palace Museum à Udaipur, au bord du lac Pichola. Il a
été
construit en marbre et granit et sans cesse agrandi depuis 1559. Il
mesure 250 m. de long et une trentaine de mètres de hauteur. Place aux
images !





Nous faisons un aller-retour à Eklinji pour voir un ensemble de temples
enclos dans de hauts murs. Le plus grand est dédié à Shiva. Les plus
anciens datent des VIII° et X° s. C'est un lieu de pèlerinage très
fréquenté. Malheureusement, pas de photo mais quelques scènes de rue.

Nous allons ensuite à Chitttorgarh où nous bivouaquons dans la
forteresse perchée sur un promontoire de plus de 5km de long.
Le palais d'un maharana abrite le musée archéologique.


Le Sringar Chauri est un superbe temple jaïn du XV° s. possédant de
riches sculptures.


Et ce soir un son et lumières.

Vendredi 23 novembre :
Nous prenons un rickshaw pour visiter la forteresse de Chittorgarh. Il
nous arrête aux points stratégiques et c'est bien confortable.
Il fait frais le matin et nous profitons de ce moment avant la grosse
chaleur de l'après-midi.





Samedi 21 novembre :
Journée étape.
Nous suivons le GPS et comme hier nous nous retrouvons sur une route
secondaire et même très secondaire. C'est une suite de montées, de
descentes, de tours, de contours, de goudron dégradé, de sans goudron
et nous nous demandons où nous allons arriver si nous arrivons quelque
part ! On traverse de grandes régions de cultures : canne à sucre,
coton, maïs et des champs très verts mais on ne peut pas définir la
plante cultivée. On traverse des villages et on pense que la route ne
va pas aller au-delà tellement elle est réduite à une piste très
étroite.
Les charrettes tirées par des zébus circulent en groupe de 5 ou 6 et
elles sont très nombreuses dans cette région. Les gros troupeaux de
moutons, de zébus, de buffles ou de chèvres occupent toute la route.
Les villages reculés sont constitués de cases en roseaux et la misère
est très grande dans ces collines.
On avance malgré tout et à la nuit on arrive dans une grande ville.
Inutile de préciser que la circulation de nuit est une épreuve pour le
chauffeur mais il s'en tire bien et l'arrêt pour le bivouac du soir est
le bienvenu.







Dimanche 25 novembre :
Belles rencontres ce matin !


Puis superbe visite des grottes d'Ajanta. Elles ont été creusées à
flanc de falaise sur un méandre de la rivière. Elles datent des V° et
VI° s. pour la deuxième phase de construction, les premières datant du
II° s. av. JC. Elles sont toutes consacrées à Bouddha et comptent 5
temples ou sanctuaires et 25 monastères dont on peut voir les cellules
réservées aux moines. La notoriété d'Ajanta est due aux peintures
murales qui sont en assez bon état de conservation. Les statues de
Bouddha très nombreuses attestent de la raison d'être de ce lieu.





Petite remarque :
nous visitons ce site un dimanche, jour des familles.
Il est incroyable de voir le peu de respect des indiens pour un site
aussi remarquable. Les enfants courent dans toutes les salles et
poussent des cris pour tester l'écho ... les parents laissent faire et
touchent toutes les statues sans plus d'égard à ces précieux
témoignages.
Autre remarque : nous
avons préparé ce grand voyage à 4 équipages. Il y
en a deux qui visitent plus longuement le Rajasthan. Un autre équipage
suit le même circuit que nous mais nous ne voyageons pas ensemble. Nous
nous retrouvons assez souvent aux points de bivouac et avons le plaisir
d'échanger nouvelles et infos.
Je me souviens de la remarque du responsable d'un circuit (avant de
connaître CCRSM) que nous avions fait à 7 équipages en nous suivant à
la CB sans aucun espace de liberté. Il avait dit que nous étions faits
pour voyager seuls. C'est sans doute le rare point sur lequel je suis
d'accord avec lui aujourd'hui.
Lundi 26 novembre :
Après Ajanta, Ellora. Ces grottes ou plutôt ces cavités ont été
bouddhiques, puis hindoues et enfin jaïns, construites entre lrV° et le
XI°s. pour les dernières.
Des grottes bouddhiques, la plus remarquable présente une façade très
décorée. A l'intérieur un bouddha est assis devant un stupa dans la
position de l'enseignement. Les galeries, niches, nefs sont décorées de
frises, sculptures et bouddhas. Elle rappelle celle vu hier à Ajanta.
La cavité hindoue ou temple de kailasha a été entièrement creusée dans
la roche. L'ensemble mesure environ 90m sur 55 m au sol et 33 m de
hauteur. Au centre le temple représente le mont Kailash. Des galeries,
chapelles, corridors, cours et porches sont parés de dizaines de scènes
célèbres de l'hindouisme.
D'autres grottes moins importantes complètent l'ensemble.





Des camions et des remorques tirés par des tracteurs transportent la
canne à sucre. Au bord de la route des zébus font tourner des norias
qui pressent cette canne à sucre.

Mardi 27 novembre :
Ce matin nous rencontrons une procession composée de femmes qui portent
des pots avec des plantes sur la tête et d'hommes qui jouent
d'instruments de musique. On en rencontrera plusieurs dans cette région
et on ne sait pas trop où ils vont ...

Nous arrivons à Bombay en début d'après-midi et la chaleur nous
accable. Nous étions à 600 m. d'altitude, au frais et le changement est
important. La nuit apportera peu de fraîcheur.
Nous retrouvons Gisèle et Gérard et nous partons visiter la ville. Nous
commençons par Victoria Station, gare inscrite au patrimoine mondial de
l'Unesco. La présence anglaise qui a duré près d'un siècle a laissé des
monuments prestigieux.


Gateway célèbre la venue du roi Georges V et de la reine Victoria à
Bombay en 1911. Nous avons la chance d'assister à une parade musicale
et chorégraphique des cadets et cadettes de la marine indienne. Le
prestigieux palace Taj Mahal leur servira de décor.


Mercredi 28 novembre :
En cherchant une épicerie ce matin nous arrivons sur un petit marché de
quartier. Les halles abritent des poissonniers et nous achetons de
belles crevettes. Les volaillers et bouchers très pittoresques ne nous
tenterons pas, l'hygiène n'est pas top ! Chez un boulanger pâtissier
nous ferons provisions de petits gâteaux et visiterons le laboratoire.
Gisèle et Gérard, anciens boulangers sont très "impressionnés" pas
cette visite. Les fruits et légumes sont superbes et nous allons varier
nos menus.

A Churchgate station nous assistons au ballet des "dabbawallahs'. En
Inde, le système des castes (officiellement aboli) ne permet pas de
manger de la nourriture préparée par n'importe qui. Les épouses
préparent le repas, le dabbawallah vient le chercher, prend le train et
le transporte jusqu'à la ville. Là les gamelles sont triées et livrées
sur le lieu de travail des maris.

Après un bon repas nous prenons la route. La température est meilleure
: moins de 20 degrés ce soir.
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