retour à l'accueil
KAZAKHSTAN

Dimanche 30 juin :
La sortie du Kirghizstan et l'entrée au Kazakhstan sont faits en moins
d'une heure. Les douaniers et policiers sont souriants.
Mais à peine entrés au Kazakhstan un policier nous arrête et demande
les papiers du véhicule. Nous comprenons tout de suite qu'il veut voir
notre attestation d'assurance. Il sait très bien que nous ne l'avons
pas encore. On doit en souscrire une à Taraz dans 15 km. Nous jouons à
ceux qui ne comprennent pas et il nous laisse passer.
Dès notre arrivée
à Taraz nous allons dans une officine qui nous assure pour 15 jours et
pour 20 €. Un jeune garçon qui travaille pour cette officine nous sert
de guide, pour trouver un ATM, pour servir d'interprète avec l'assureur
qui ne parle pas un mot d'anglais. Nous avons un papier mais il vaut
mieux éviter un accident.
Nous souhaitions retourner sur le parking de l'hôtel où nous étions en
2014 et 2016 et dont le gardien était très amical mais il vaut mieux
nous avancer sur le chemin du retour.
Lundi 1er juillet :
Nous sommes passés à nouveau par Turkestan et j'ai fait des photos du
mausolée de Kozha Akhmed Yasaui avec ses belles coupoles bleues, des
photos de cimetières musulmans et des photos de troupeaux de chameaux,
puis de dromadaires. Malheureusement il n'y avait pas de carte dans
l'appareil et tout est perdu ! Elle était restée dans l'ordi.
Depuis l'entrée au Kazakhstan la route est en excellent état, à 2 fois
2 voies. Nous pouvons avancer rapidement et aujourd'hui nous faisons
plus de 600 km. Je me souviens qu'en 2014 elle était en construction et
nous avions subi les pistes.
Le thermomètre monte à plus de 44 degrés ! Dur, dur !
Nous croisons des voitures avec des chargements impressionnants sur le
toit. Quelquefois ce sont des meubles avec des vélos pour chapeauter le
tout. Il y en a qui tractent une autre voiture. Où vont ces gens ? Nous
nous posons beaucoup de questions en voyage et malheureusement nombre
d'entre elles restent sans réponse.
Petite remarque : ici
il faut payer avant de se faire servir en gasoil. Le préposé demande le
ticket de caisse en premier.
Mardi 2 juillet :
Il est tombé quelques gouttes et la matinée est douce, 20 degrés. Le
thermomètre ne dépassera pas 26 degrés aujourd'hui et c'est une journée
agréable.
La route est très bonne et très monotone. Nous parcourons un paysage
sans intérêt, plat et ponctué parfois de chevaux ou de chameaux.

Passage par Baïkonour – le cosmodrome est interdit mais nous allons à
l'entrée de la ville. C’est une enclave russe (accord de 20 + 50 ans
entre les russes et les kazakhs).


Nous passons ensuite par Aral. Un barrage a été construit pour
essayer de remonter le niveau de la mer. La ville a l'air d'être moins
sinistrée qu'en 2014 ou 2016. Mais elle est quand même déserte et
perdue au milieu de nulle part. Drôle de pays où l'on peut parcourir
des kilomètres de désert ... Pas âme qui vive ...
Les cimetières musulmans sont imposants à croire qu'il y avait plus de
monde avant que maintenant.

Mercredi 3 juillet :
Un magnifique camion avec une peinture en trompe-l'oeil bluffante est
garé près de nous.
Journée-étape.
Le plat pays avec de temps à autres quelques chevaux ou chameaux. Sinon
... rien.
Mercredi 4 juillet :
Toujours rien !
Le passage de la frontière va nous prendre un grand moment. Côté
Kazakhstan nous sommes une dizaine de voitures et des camions. Mais le
douanier nous fait avancer au compte-gouttes. Après 2 heures de
patience c'est à notre tour. Il met un temps infini à vérifier les
passeports et cherche désespérément le visa d'entrée. Après c'est la
photo et à ce rythme on comprend le temps passé. Côté russe c'est
un peu plus rapide et heureusement le scanner n'est pas en
fonctionnement. Voilà comment on met plus de 3 heures à passer
une frontière en pleine campagne. Le bivouac est au premier poste de
police où nous sommes bien accueillis.
retour haut de page