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KIRGHIZSTAN

Lundi 24 juin :
Nous entrons au Kirghizstan. Bivouac dans un village, dans la cour de
la mosquée, près de la frontière.
Mardi 25 juin :
Bonne nuit malgré l'appel du muezzin très tôt le matin. Nous sommes à
près de 4 000 m. d'altitude. Les troupeaux de moutons, de chevaux, de
quelques vaches profitent de l'herbe bien verte. Les bergers vivent
dans des yourtes et c'est un beau spectacle qui nous rappelle notre
circuit dans les pays en stan il y a maintenant 3 ans.

Les 2 styles de logement pour les bergers nomades : le wagon de chemin
de fer ou la yourte.

Nous croisons des bergers qui accompagnent leurs moutons ... à
l'alpage. C'est super. Certains sont à cheval, d'autres sur un âne et
quelques-uns à pied.

Nous sentons la chaleur à mesure que nous approchons d'Osh, la
capitale, située à 1 000 m. d'altitude. Notre premier souci est
de trouver une agence pour souscrire une assurance. C'est chose faite
grâce à iOverlander. Nous retrouvons nos marques dans cette ville. Très
bon bivouac au parking du "Trône de Salomon".
Mercredi 26 juin :
Nous partons avec le camion parce que nous ne savons pas quel va
être notre programme aujourd'hui. Nous allons directement au bazar, la
route nous revient à mesure. C'est un point important à Osh. Les
boutiques sont dans des containeurs, parfois sur 2 niveaux. On trouve
tout ici, quelques articles pour touristes, l'habillement,
l'informatique, la vaisselle, le plastique sous toutes ses formes, de
beaux berceaux en bois décoré, des fruits et des légumes ... On traîne
une partie de la matinée, on mange des brochettes et on retourne au
ccar.


On décide de faire quelques kilomètres pour sortir d'Osh et après 180
km on trouve un bon bivouac au bord de la route.
Jeudi 27 juin :
Après une excellent nuit nous reprenons la route. Il fait déjà chaud
dans la matinée. Nous passons par le lac Toktogoul. Il est
d'une belle couleur turquoise et nous le longeons sur des kilomètres.
Nous voulions rester ici pour la nuit mais après le repas un importun
qui n'avait pas l'air en possession de toutes ses facultés est arrivé.
Il voulait monter dans le ccar et était très insistant. Du coup nous
sommes partis, le lieu étant plutôt isolé et ne souhaitant pas être
importuné la nuit. La route monte jusqu'au col Ala-Bel à 3 300 m.
d'altitude. Beaucoup de ruches et de pots de miel à vendre le long de
la route. La température descend de 35 à 4 degrés ! Puis nous
retrouvons les yourtes et les troupeaux de chevaux. Les moutons sont
sans doute plus haut en montagne. On s'arrêtera sur le retour pour
acheter les "kuruts" ou petits fromages très gouttus ! Des champs de
fleurs jaunes bordent la route après un passage dans de petites fleurs
bleues et blanches. Bivouac en pleine nature en altitude.

Vendredi 28 juin :
Nuit tranquille et à la fraîche. Nous continuons sur le plateau et
trouvons beaucoup de yourtes au bord de la route. Nous achetons des
kuruts ou fromages secs. Arrivés à Bishkek nous faisons un tour en
ville pour voir les bâtiments principaux.
Nous avons rendez-vous sur un parking près du grand parc avec des
équipages de CCRSM. Ce sera un grand moment de discussion, d'échanges,
de partage et d'un bon apéro.


Samedi 29 juin :
Nous devons quitter le groupe ce matin. Nous avons établi notre
planning de retour et nous serons en France le 16 juillet comme prévu
et espéré. Nous avons encore beaucoup de choses à nous dire et nous
partons tard dans la matinée. Rendez-vous est pris à notre prochaine AG
en septembre.
Nous reprenons la même route qu'hier matin. Je tiens beaucoup à voir
les yourtes sur le plateau.
Nous sommes au bivouac quand un homme jeune vient nous parler dans un
bon français. Il est né ici et il travaille comme bucheron en Suisse.
Il a 40 ans et a déjà bien rempli sa vie. Il est allé en Guyane pour
tracer des chemins pour la Légion. Il attrape les serpents et les
araignées et a été très précieux là-bas. Il connaît la France et s'est
embarqué en Bretagne sur un voilier pour aller au Brésil, dans la forêt
amazonienne. Il s'est occupé de chevaux en Provence. Il nous explique
que les kuruts sont fait à base de lait de vache - ce sont des yaourts
à la base - pas de fromage ici parce qu'il n'y a pas de présure. Les
kuruts "fumés" sont en fait caramélisés. Sa femme fait une boisson
fermentée à base de grains, il nous en offre, elle est très bonne.
Autre info : zéro alcoolémie pour les conducteurs - l'amende peut aller
jusqu'à plusieurs centaines d'euros. Il regrette que la police ne soit
plus aussi corrompue parce qu'avant un petit billet arrangeait bien les
manquements à la loi. Les yourtes ne restent pas l'hiver, il peut faire
- 50 (?). Pas de ski parce que la neige qui tombe est gelée. Il nous
propose de nous accompagner au Lac Song Kul parce qu'il a tout ce qu'il
faut pour nous dépanner dans son 4 x 4. Cette année nous sommes de
passage et en transit alors pas de visite. Très belle rencontre avec
Niass, notre kirghize.
Une dernière info, il ne sait ni lire ni écrire. Il n'est allé à
l'école que le premier jour. Par contre il parle 5 langues.
Et dans la soirée un mini- fourgon nous rejoint. Ce sont 2 jeunes gens,
une allemande avec un ukrainien. Nous papotons un peu mais la barrière
de la langue nous freine. Ils viennent de Russie et repartent par le
Kazakhstan et la Mongolie.


Dimanche 30 juin :
Nous quittons cette belle région à regret. Les yourtes bordent la route
et les troupeaux chevaux avec les poulains se succèdent. Ils sont
entravés pour la plupart et les poulains sont attachés de chaque côté
d'une corde. Les femmes traient les juments pour faire de koumis qui
est une boisson redoutable !
Ici la viande sèche en plein air. Un couple fabrique de grands beignets
pendant que la petite fille prend la pause et que la grande vend les
kuruts.


Nous allons vers l'ouest, vers le Kazakhstan. Nous passons au col
d'Otmok à 3 326 m. Encore quelques yourtes dans la descente puis le
paysage perd de sa magie. Avant de sortir du Kirghizstan nous longeons
un lac de barrage qui se termine par le barrage Lénine.




Le thermomètre monte à 39 ° presque aussi chaud qu'à Soyons ces
jours-ci. La sortie du pays et l'entrée au Kazakhstan sont faits en
moins d'une heure. Les douaniers et policiers sont souriants.
Mais à peine entrés au Kazakhstan un policier nous arrête et demande
les papiers du véhicule. Nous comprenons tout de suite qu'il veut voir
notre attestation d'assurance. Il sait très bien que nous ne l'avons
pas encore. On doit en souscrire une à Taraz dans 15 km. Nous jouons à
ceux qui ne comprennent pas et il nous laisse passer. Dès notre arrivée
à Taraz nous allons dans une officine qui nous assure pour 15 jours et
pour 20 €. Nous avons un papier mais il vaut mieux éviter un accident.
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