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Samedi 1er juin : 16 – 7 – 17 ° / 180 km – 7035 km
Très beau soleil ce matin, on n’a pas envie de bouger !
Bernard se fait couper les cheveux pour 1000 AMD ou dram (moins de 2 €). Pendant ce temps je mets le blog à jour. En sortant de Gyumri nous tombons sur la statue de Charles Aznavour – il a l’air bien coincé le pauvre  !
Nous sommes toujours à environ 2000 m. et faisons notre plein d’eau à un abreuvoir.
Et c’est l’épreuve du passage de la frontière – côté arménien c’est le parcours du combattant, il faut passer par de nombreux bureaux et payer plusieurs taxes et toujours faire la queue et nous y restons 2 heures. D’après « le petit futé » qui est le guide le moins performant que nous ayons utilisé, ce sont des russes qui gèrent les formalités aux frontières.
La frontière géorgienne se passe très rapidement.
Nous revoilà en Géorgie et nous perdons de l’altitude – 1200 m. à Vardzia qui sera notre point de bivouac. Un wagon de chemin de fer joue le pont sur la rivière.
Les grottes troglodytiques occupent tout le flanc de la montagne et c’est une ballade agréable. Des moines gèrent une partie de ce site et en particulier la belle église aux peintures rupestres.
Nous voulons dormir sur le parking mais une fête se prépare. Nous demandons un emplacement à la police et nous dormirons derrière le poste près de la rivière. Encore un très bon emplacement.


Dimanche 2 juin : 14 – 27 ° / 375 km – 7410 km
Sur la route nous voyons le jeune couple avec qui nous avions parlé hier. On s’arrête pour savoir où ils vont et c’est dans notre direction. On les prend avec leurs sacs – ce sont des hollandais en vacances qui prennent les bus locaux et sont heureux de faire un bout de route avec nous.
Nouvelle frontière, entre la Géorgie et la Turquie mais elle sera franchie rapidement. Nous reprenons de l’altitude et atteindrons 2550 m. C’est un paysage de montagne, des champs cultivés et très verts, des habitations basses et semi-enterrées pour se protéger des hivers rigoureux (jusqu’à moins 40°). Les habitants ramassent les bouses de vaches et les mélangent à de la paille pour s’en servir de combustible – il n’y a pas de bois sur ce plateau.
A la pause de midi un turc ouvre la porte du CC pendant notre déjeuner pour voir à quoi ça ressemble …
Au détour d’un virage nous tombons sur un troupeau de vaches, des centaines de vaches en cours de transhumance, au milieu de la route. Le spectacle est stupéfiant, une marée de vaches sur des dizaines de mètres ! Inutile de dire que la route est bien crépie !
Peu de circulation sur cette route dans ces paysages désertiques.
La route redescend et c’est un changement de paysage : cultures et arbres, montagnes très colorées et plus d’habitations.
On fera notre étape à Igdir près de la frontière arménienne que nous longeons depuis un moment.
L’ « otopark » est au centre-ville devant la mosquée – aïe aïe aïe le muezzin cette nuit – mais la ville donne l’impression de ne pas être trop religieuse (peu de foulards pour les femmes – musique à fond dans les voitures, …). 


Lundi 3 juin : 20 - 25 ° / 300 km - 7710 km
Nous devions traverser rapidement la Turquie par le nord mais nous avons changé d’avis. Nous allons visiter les sites les plus importants dans cette partie est.
Le muezzin nous a quand même réveillés vers 3 h.30 et il a été suivi en écho par ses collègues …
Nous nous arrêtons à Dogubayazit pour visiter le palais d’été d’Ishak Pasha, mais il est fermé le lundi. Nous allons maintenant nous rapprocher de la frontière iranienne – des tours qui ressemblent à des tours de guet s’alignent sur les collines.
Nous traversons des champs de lave – les maisons sont clôturées par des murs de blocs de lave coiffés de bouses de vaches.
Nous faisons la pause de midi près de maisons. Des enfants passent puis une femme avec des petits – je leur donne quelques bonbons et petits cadeaux. Elle revient un moment après avec un plateau, des verres et une théière. Elle fait mine d’hésiter puis elle s’assoit dans le CC et malgré la barrière de la langue elle reste un moment.
Montée à un col à 2650 m. puis nous descendons sur le lac de Van. Ce lac est turquoise et très étendu – on se croirait au bord de la mer.
On veut prendre un bateau pour aller sur l’île Akhdamar pour visiter une église considérée comme un chef-d’œuvre de l’architecture arménienne. Mais il est trop tard alors nous ferons étape au bord du lac et irons demain pour la visite.


Mardi 4 juin : 20 – 24 ° / 150 km – 7860 km
Le bateau est annoncé entre 10 et 11 heures. En attendant on bricole : un peu de ménage, un peu de lessive, un peu de rangement.
Le temps passe et à midi toujours rien, alors on va continuer notre route.
Bien nous en a pris, quelques kilomètres plus loin il y a un embarcadère et un bateau prêt à partir. Pas une minute à perdre, on stoppe et on attrape le bateau au vol – si on peut dire !
L’église arménienne qui date du X° siècle est superbe, elle a des sculptures magnifiques sur les murs extérieurs. On a bien fait de persévérer.
On reprend le tour du lac de Van et on arrive à Tatvan.
Dans cette région la police et la gendarmerie sont équipées de voitures blindées et il y a des casemates avec des sacs de sable et des mitrailleuses à l’entrée des casernes. On passe plusieurs barrages mais le contact est bon vu notre qualité de touristes.
On continue vers le nord-ouest jusqu’à Ahlat, qui compte une tour funéraire cylindrique (Ulu Kümbet) et le cimetière de Meydancik avec des milliers de stèles (XI° - XV° s.) au milieu des herbes et des fleurs sauvages.
On va faire quelques courses au village – le boulanger nous offre le thé – nous sommes toujours surpris d’un accueil aussi chaleureux.
On décide de bivouaquer sur le parking du musée à l’entrée de la ville mais une équipe de jeunes garçons nous interpelle, discute un peu et nous réclame de l’argent … bon, on va aller ailleurs et on se fait héberger par le patron de la station –service.


Mercredi 5 juin : 16 – 33 ° / 370 km – 8230 km
On va quitter les bords du lac Van aujourd’hui. On s’arrête à Bitlis pour voir l’école coranique « Ihlasiye Medresesi » dont les angles sont renforcés par des tourelles à toiture conique. Des petits bâtiments abritent des tombes islamiques.
Sur la route on est déçu par le pont de Malabadi qui est en cours de rénovation et peu photogénique. On achète du miel au bord de la route et on en profite pour faire le plein d’eau.
On traverse des plaines immenses de céréales qui sont prêtes à être moissonnées. Toujours quelques contrôles de gendarmerie et des casernes très protégées. Les kurdes sont très présents dans cette région ce qui a généré de nombreux conflits.
Arrivés à Diyarbakir la circulation est très dense. On essaie d’aller voir les remparts mais on doit renoncer après quelques essais infructueux. On ne veut pas se retrouver coincés dans des ruelles. Il faut reconnaître que nous avons changé notre projet et que cette partie du circuit n’a pas été préparée.
On s’en rend compte aussi quand il faut trouver un emplacement pour la nuit. La solution de facilité est la station-service et ce sera la nôtre ce soir. Nous partagerons un thé avec le patron.


Jeudi 6 juin : 20 – 27 ° / 130 km – 8360 km
Le barrage Atatürk qui canalise l’Euphrate a créé de gigantesques réserves d’eau. Mais de nombreuses routes ont été coupées et ce matin nous devons prendre un ferry. Ce sera à la mode turque qui diffère sensiblement de la méthode norvégienne ! On arrive quand même à embarquer. Les femmes sont sur le pont supérieur et se laissent volontiers photographier. Je suis nettement moins couverte qu’elles mais c’est sans importance.
On gravit la route pour le Nemrut Dagi – de 750 m., on monte à 2000 m. tout rond – mais elle est faite de pavés autobloquants et on monte bien.
Il y a une petite gargote-boutique au milieu de nulle part et nous passons un moment très convivial avec nos hôtes qui ne manquent pas d’humour. On monte encore mais à pieds pour aller voir le monument funéraire d’Antiochus Ier – c’est un tumulus de pierres concassées qui comportait 3 terrasses – 2 terrasses étaient ornées de statues colossales dont les têtes ont basculé à terre. Spectacle impressionnant.
De là nous redescendons sur Arsameia où il ne reste qu’une stèle figurant Antiochus et Héraclès. Nous restons sur ce site très tranquille pour passer la nuit.


Vendredi 7 juin :
Le vent nous a beaucoup secoués cette nuit. On quitte Arsemeia pour le vieux pont romain : Cendere Köprüsü qui enjambe la rivière au sortir d’une impressionnante gorge. Il a été construit par la légion romaine au II° s.
La route et ses abords sont bordés de lauriers roses en fleurs. C’est magnifique ! Elle monte au tumulus de Karakus qui date du Ier s. avant J.C. et abrite les tombes des reines de Commagène (royaume éphémère – un peu plus de 2 siècles).
Dans cette région de la Turquie les routes sont soit en construction, soit en chantier pour les élargir – on avait déjà pu le constater il y a 2 ans.
La route passe par de nombreux cols, on monte … et on descend. Traversée de la province de Malatya qui est très réputée pour ses abricots – abricots secs et bien poussiéreux au bord de la route.
Assez de kms pour aujourd’hui. On fait étape devant un restaurant à Gorum. Pendant le repas nous avons la sœur et la nièce du proprio qui habitent Paris, sur Skype. Il est heureux, comme tous les contacts que nous avons eus dans les pays traversés, que nous parlions avec sa famille expatriée. Il faut bien dire que Skype est un outil précieux pour les voyageurs et pour les communications familiales.


Samedi 8 juin : 18 – 24 ° / 300 km – 9030 km
On a décidé de faire une petite boucle en Cappadoce. On est trop près pour ne pas y aller.
Après Kayseri nous arrivons à Avanos puis nous faisons un tour à Göreme et à Urgüp – ici il y a une cave vinicole où nous nous arrêtons – le directeur technique est un jeune français originaire de Dijon titulaire d’un diplôme d’ingénieur œnologue, en poste depuis 1 an. Pour lui une opportunité extraordinaire. Il nous explique que le vin est taxé à 70 % ce qui explique son prix élevé. Les manifestations actuelles à Istanbul sont en partie liées au montant de ces taxes et des taxes sur le tabac.
Nous avons beaucoup de plaisir à revenir dans cette région de cheminées de fées et de monastères, églises et habitations troglodytiques où nous étions restés plusieurs jours il y a 2 ans à l’occasion d’un circuit différent.
Nous revenons à Avanos pour un bivouac sur un otopark.


Dimanche 9 juin : 18 – 22 ° / 220 km – 9250 km
Visite d’Avanos ce matin. Peu de touristes. On s’attendait à beaucoup de monde ici après la traversée de pays et de régions qui sont peu visités.
Repas de midi dans un petit resto de village où nous achetons du pain. La charmante boulangère nous offre 2 petits pains au sésame.
On rejoint ensuite les sites hittites vers le nord à Bogazkale – traversée de plateaux couverts de champs de céréales et de cultures non identifiées. Des saisonniers doivent loger sur place car de nombreuses tentes parsèment le paysage. On est toujours au-dessus de 1000 m. d’altitude.
Arrivée au site … c’est plutôt démoralisant – on est alpagué pour loger dans des campings et on comprend vite que les touristes sont une denrée rare. On visite le site de Yazilikaya en premier – il y a 3 sites à visiter – quelques gravures rupestres sur des murs et le tour est fait !  
On demande au gardien si on peut dormir sur place. Il est d’accord et quand son service est fini il part en fermant la grille derrière lui. Bernard va vérifier, elle n’est pas fermée pas à clé. On se retrouve seul sur le site pour la nuit.


Lundi 10 juin : 16 – 27 ° / 490 km – 9740 km
Excellente nuit sur ce site qui domine la ville, très calme !
Visite de Hattusa ce matin – site le mieux conservé de cette ville hittite – nous n’y trouvons pas beaucoup d’intérêt à part la porte des Sphinx qui comporte un long tunnel voûté de 71 m. construit avec de gros blocs de pierre et qui était un accès à la ville.
On contourne Ankara par le sud, on a décidé de ne pas s’y arrêter. La route de contournement est à 2 fois 4 voies et elle roule bien. Des villes champignons poussent dans cette banlieue éloignée – ce sont des grandes tours ou des groupes de maisons identiques. Qui va habiter ici ?
Nous avons une journée très ensoleillée aujourd’hui encore et nous roulons jusqu’à 18 h.30.
Bivouac dans une station-service.


Mardi 11 juin :
Les nuits se suivent mais ne se ressemblent pas … parking très bruyant à cause des camions qui passent toute la nuit – et quand ils s’arrêtent c’est encore pire !
Arrêt à Bozuyuk pour la banque et les timbres – on a écrit les cartes à Tbilissi mais comme la poste ne fonctionne pas très bien en Géorgie et en Arménie on envoie des nouvelles pas très fraîches !
Le paysage change alors qu’on descend de 900 m. à 200 m. environ et la température grimpe en même temps – on atteint les 34 °
Puis c’est Bursa, ville de presque 2 millions d’habitants. On a un peu de mal à se repérer mais on arrive à la zone verte : mosquée verte ou Yesil Cami – somptueuse tribune du sultan et somptueux mihrab - et mausolée vert ou Yesil Türbe – tour octogonale de plus de 25 m. de haut qui renferme le sarcophage de Mehmet 1er et 8 membres de sa famille.
On va ensuite au centre où on trouve un otopark pour passer la nuit. De là on visite la grande mosquée ou Ulu Cami et le marché couvert – c’est ici que l’on trouve les plus anciens caravansérails ou « han ».
Le centre-ville est très animé et très commerçant. Ici on trouve un mélange de femmes avec manteau et voile islamiques et de femmes légèrement vêtues qui fument des cigarettes dans la rue. Une autre image de la Turquie. Un mariage passe … les mariés sortent la tête par le toit ouvrant et le cortège klaxonne !
La température baisse, 30 ° à 20 heures.  
La petite fille de la photo est posée entre la fenêtre fermée et la grille – le problème de la garde est résolu !


Mercredi 12 juin : 20 – 24 ° / 280 km – 10160 km
Nuit calme bien que nous soyons en plein centre-ville.
On gagne la ville haute ou Muradiye – pas de chance la mosquée et le cimetière sont en travaux et on entre juste un peu dans la medersa.
On sort de Bursa et on rejoint le bord de la mer Noire – petit tour à Erdek qui est une agréable cité balnéaire. Nous choisissons un resto au bord de la mer et le repas est très bon et typique. On fait le plein d’eau à une fontaine au bord de la route – pas facile d’avoir de l’eau par ici. La journée est très agréable et bien cool jusque-là …
On reprend la route et lors d’un dépassement un camion se rabat sur la gauche et nous accroche. Le chauffeur reconnaît tout de suite son erreur de conduite. Une partie du pare choc arrière avec les loupiotes est par terre. Bernard aidé du chauffeur arrive à remettre un peu tout en état et nous continuons notre route.
On cherche un endroit pour dormir et à Lâpseki on arrive à l’embarcadère – du coup on prend le ferry ici pour traverser les Dardanelles – on évite ainsi de descendre jusqu’à Canakkale.
Nous avons de gros orages en cette fin de journée et la température a bien chuté.


Jeudi 13 juin : 18 – 20 ° / 390 km – 10550 km
Folle nuit ! D’abord un CC se colle à 50 cm du notre – on n’en avait pas vu depuis plus d’un mois et nous voilà servis ! parce que nos voisins téléphonent et discutent jusqu’à plus d’heure. Bernard doit leur dire que nous dormons à côté et ils arrêtent. Ensuite c’est l’orage qui nous réveille vers 6 h. et c’est le gardien qui tape à la porte à 7 h.45 pour que nous partions avant 8h. …
Aujourd’hui journée étape – autoroute pour avancer rapidement. Le temps est pluvieux et il fait bon pour rouler.
Nous sortons de Turquie en 10 mn et nous mettons 5 mn pour entrer en Grèce – merveilleux !
Nous allons dormir au bord de la mer. C’est une petite ville balnéaire avec une grande promenade longeant la mer – nombreux petits restos en bord de mer mais pas beaucoup de clients. Les promeneurs sont nombreux et ce sont des familles pour l’essentiel.
La nuit s’annonce plus calme.


Vendredi 14 juin : 18 – 27 ° / 335 km – 10885 km       
Toujours l’autoroute pour aller aux Météores. Les routes sont bonnes et les conducteurs respectent le code de la route – contrairement à la Géorgie, l’Arménie et la Turquie - alors je reprends le volant. Le soleil est revenu et tout va bien. Très bon repas de spécialités grecques à midi !
Nous arrivons aux Météores en début d’après-midi. Le spectacle de ces pitons coiffés de monastères est magnifique. De Kastraki nous montons au monastère du Grand Météore par une route en lacets. L’accès au monastère se fait par des dizaines de marches en descente puis en montée. Il n’y a plus que 5 moines sur place et le lieu est transformé en musée – la chapelle est une petit merveille avec les murs couverts de peinture et les ornements religieux très riches.
Ce sera la seule visite aujourd’hui. On descend vers le monastère « Varlaam » juste à côté où nous espérons que l’église orthodoxe nous offrira l’hospitalité de son parking.
Je fais un petite lessive et Bernard rafistole son pare chocs. Fin de journée tranquille.


Samedi 15 juin : 20 – 30 ° / 150 km – 11035 km
Nuit très calme sous la protection du monastère que nous visitons en premier ce matin – nombreuses marches à monter. On visite très peu de choses : la chapelle (magnifique) – beaux points de vues sur l’ensemble des monastères, ce qui sera souvent le cas.
On va à l’autre extrémité du site pour le « Saint Stefanos » tenu par des religieuses puis à l’ « Agia Triada ». En descendant on s’arrête au « Rousanou » puis au « Saint Nicolas Anapafsas ».
Pour ces derniers monastères il y a peu de salles ouvertes et les cars de touristes ne s’y arrêtent pas – mais c’est intéressant d’y aller parce qu’ils sont situés sur des promontoires et offrent des vues exceptionnelles. Les Météores n’étaient pas à notre programme mais nous beaucoup apprécié ce site et la Grèce va être dans nos futures destinations.
Nous revenons sur nos pas en direction de l’Albanie. Sur la route des panneaux nous signalent la présence possible d’ours. De petites chapelles très nombreuses sur le bord des routes marquent la dévotion des grecs. Notre bivouac ce soir est extra : au bord du lac de Kastoria – parking en ville. Des bistrots et de nombreuses boutiques de fourrure bordent le lac et l’ambiance est assez chicos (comme nous) – une autre image de la Grèce.


Dimanche 16 juin : 22 – 34 ° / 435 km – 11470 km
Nous faisons le plein d’eau à la fontaine de la place avant de partir.
Le départ est compliqué. Le GPS nous donne une route qui monte dans la ville et emprunte des voies très étroites et sinueuses. On se demande toujours si on ne va pas arriver dans un cul-de-sac ! A un moment un automobiliste nous demande où nous allons et nous propose de nous guider jusqu’à la bonne route. C’est vraiment très sympa !
Le tour du lac « Liqeni Ohrid » sera une autre galère – la route est en chantier, pleine de trous et souvent avec une seule voie et elle est empruntée par de gros camions et des cars – elle nous rappelle les routes de Géorgie. De nombreux pêcheurs vendent leurs poissons au bord de la route.
La frontière grecque se passe en 3 mn et l’entrée en Albanie est aussi rapide.
Nous n’avions pas prévu de nous arrêter en Albanie – une autoroute nous permet de traverser rapidement Tirana mais elle se termine par un tas de gravats.
En fin de journée nous arrivons à la frontière. Sortie rapide d’Albanie et pas de formalité pour entrer au Monténégro. Une vieille Mercédès roule bizarrement devant nous. En la dépassant on se rend compte que le conducteur est un enfant d’une dizaine d’années qui ballade sa famille !
Nous gagnons le bord de mer et encore des petites rues étroites qui descendent en lacets et encore une petite frayeur.
Après avoir beaucoup cherché nous arrivons sur un magnifique parking en bord de mer et sur un port de plaisance à Bar. Dure journée et apéro bien mérité !



Lundi 17 juin : 25 – 35 ° / 265 km – 11735 km
La nuit a été chaude et il fait déjà 25° dans le CC ce matin.
Le monastère d’ Ostrog est un haut lieu de dévotion et de pèlerinage des monténégrins. Nous y allons ce matin, par une petite route très étroite qui monte en lacets et au bord du précipice. Marre de ces routes trop difficiles ! Quand nous arrivons au monastère il y a de nombreux gros bus – ils n’ont pas pu prendre la même route que nous. Une guide française nous confirme qu’il y a une autre route pour Podgorica (capitale du Monténégro). Nous montons jusqu’au monastère du haut, bâti dans la falaise et où les pèlerins honorent une relique de Saint Basile d’Ostrog.
La descente par la nouvelle route se fait plus facilement. Repas de midi à Podgorica dans un resto indien – excellent repas qui nous rappelle ce pays qui nous est cher.
Puis ce sont les bouches de Kotor – un fjord en mer Adriatique. La ville de Kotor est très originale – elle rappelle Venise avec ses ruelles et ses petites places. On y retournera en soirée pour découvrir une autre partie de la ville.
Pas trop facile de se poser pour la nuit. On va au parking au bord de l’eau – 20 € pour la nuit, un avant-goût des tarifs croates ?



Mardi 18 juin :
Bernard a bien négocié  le parking ce matin et on ne paye que 10 €. C’est correct pour un parking.
On fait le tour des bouches de Kotor – c’est un très beau fjord avec des petits villages au bord de l’eau. Nous visitons Perast (200 marches à descendre et autant à remonter !) mais le village est joli.
On passe notre 10ème frontière. Frontière vite franchie une fois encore entre le Monténégro et la Croatie.
Arrivée rapide à Dubrovnic – on change des euros en kunas puis on va au camping – nous n’avons pas le choix.
Visite de Dubrovnic dans l’après-midi – le centre historique, la ville fortifiée où nous allons en bus – cette ville a été très touchée pendant la guerre civile de 1990, mais reconstruite avec le soutien de l’Unesco. La vieille ville est entourée de remparts imposants, les portes d’entrée sont majestueuses, les rues sont pavées et des petites ruelles très escarpées montent vers le nord de la ville. On s’y perd et on est sous le charme de Dubrovnic.    


Mercredi 19 juin : 26 – 37 ° / 340 km – 12175 km
Il a fait très chaud cette nuit ! et ce matin déjà 26 ° dans le CC
Après avoir discuté un moment avec nos voisins, nous partons pour Mostar. Passage de Croatie en Bosnie-Herzégovine puis pareil en sens inverse (la Bosnie dispose d’un petit accès à la mer) et ensuite on repasse en Bosnie pour aller voir le pont de Mostar. Quelques maisons portent encore des traces d’impact de balles. Le pont a été reconstruit mais sa destruction est restée dans nos mémoires et on tenait à le voir. Il est très touristique, entouré de boutiques de souvenirs et de restos … C’est là qu’on atteint les 37 degrés.
On revient en Croatie ! retour sur la côte – la route est superbe, les collines tombent dans la mer – il y a des petits villages très pittoresques.
Nous irons jusqu’à Split que nous visiterons demain. 


Jeudi 20 juin : 25 – 35 ° / 125 km – 12300 km
Visite de Split ce matin – le palais du centre-ville est classé au patrimoine mondial de l’Unesco - il a 1700 ans et des éléments sont très bien conservés. Bernard monte dans le campanile – je ne regrette pas d’être restée en bas parce que l’escalier monte dans le vide et que c’est très impressionnant.
On a beaucoup de plaisir à déambuler dans les petites ruelles. La place principale est encombrée de boutiques vendant toutes les mêmes choses : chapeaux, casquettes, lunettes de soleil et divers bibelots souvenirs.
La visite suivante est pour Trogir. La ville est une forteresse médiévale avec des ruelles encore plus étroites où nous profitons de l’ombre– elle nous rappelle Venise.
La route suit le bord de mer – les paysages sont magnifiques et les villages côtiers ont beaucoup de charme. La Croatie n’a rien de semblable avec les pays que nous venons de visiter et que nous avons beaucoup aimés mais elle nous surprend agréablement.
Ce soir l’auto camp est au bord de la mer et nous profitons d’un bon bain après la chaleur de la journée.


Vendredi 21 juin : 25 – 35 ° / 265 km – 12565 km
Visite de Sibenik ce matin. La ville est interdite aux CC et le parking est bien loin … et bien cher (3.80 € / h.) tout comme les campings ou auto camps obligatoires – le gasoil est à 1,25 €, c’est bien ! La ville de Sibenik n’est pas extraordinaire : la cathédrale et le baptistère en sont les monuments essentiels.
Nous partons pour Zadar, cité portuaire construite sur une péninsule – pas de coup de cœur là non plus.
Nous décidons de nous arrêter assez tôt pour profiter de la mer et surtout pour nous reposer – nous sommes partis depuis bientôt 2 mois et le rythme a été soutenu ! Pas de chance : pendant des kms la route suit le contour des collines : elle tourne beaucoup, elle monte et elle descend mais pas un village en vue, pas un auto camp, rien – alors on roule … et on s’arrête vers 18 h.30. L’endroit est très agréable, dans les pins, en bord de mer et nous profitons d’une bonne baignade.


Samedi 22 juin : 24 – 31 ° / 260 km – 12825 km
Très bon auto camp dans les pins et pas trop de monde.
Ce matin nous allons à Rijeka qui est une ville réputée très commerçante et très animée. Nous croisons un flot ininterrompu de voitures – nous sommes samedi et c’est peut-être un départ en week-end. L’entrée de Rijeka est calme et pour cause : tout est fermé, personne dans les rues à part un marché qui regorge de fruits et légumes et un marché couvert de poissons, viandes et charcuteries. Nous sommes très déçus et reprenons la route après une courte halte. La prochaine ville est Opatija, plus animée mais où la circulation est difficile et le stationnement encore plus. On trouve une place et Bernard demande à un policier si on peut rester là – la réponse est « no problem » mais à notre retour nous avons un petit papillon à 30 € sur le pare-brise ! Il rejoint celui de Podgorica (à 20 €) dans les affaires à suivre ...
La route est monotone et nous ne sommes plus très motivés –une chose positive quand même : la température a baissé et nous respirons mieux.
Arrêt à Vsrar.

Dimanche 23 juin :
La douloureuse du matin : 36 € de camping ! Nous suivons la côte mais notre intérêt n’est pas très violent. Finalement après quelques belles vues sur la mer nous prenons la route de la Slovénie – la frontière est à peine une formalité et nous voilà en Europe – quelques kms en Slovénie et nous arrivons en Italie, à Trieste. C’est un port très industrialisé et nous passons notre chemin.
Nous nous retrouvons à Venise au camping Rialto. Nous passons la soirée à Venise – la lumière est très bonne et la ville retrouve sa magie. Il n’y a pas trop de touristes en cette fin de journée. La visite est super !


Lundi 24 juin : 20 – 28 ° / 475 km – 13575 km
Nuit fraîche et nous avons apprécié. Peut-être que nous regretterons la chaleur à notre retour ?
Aujourd’hui, journée étape – on a prévu d’aller dormir à Suse. On prend l’autoroute puis on la quitte parce que la circulation est très dense avec trop de camions. On passe par Padoue, Vérone et on fait une halte à Peschiera – le temps est frais : 20 ° et des touristes avec des pulls et des pantalons ! On reprend l’autoroute par Milan et Turin et on arrive à Suse vers 18 h.
Petit tour en ville pour quelques achats typiquement italiens : pâtes, pastis, …
On retrouve l’aire habituelle pour la dernière nuit en camping-car de ce circuit.    

Mardi 25 juin : 20 – 6 – 23 ° / 495 km - 14070 km
Beaucoup de voitures sur le parking voisin – c’est jour de marché. Nous allons y faire un tour et quelques achats.
Le temps est très ensoleillé et la route est magnifique, d’autant plus qu’elle a été refaite à neuf depuis notre passage il y a 2 ans – mais côté italien seulement. On arrive en France et on monte à plus de 2000 m. – pas une seule marmotte à l’horizon et je suis bien déçue. Le lac du Montcenis est à moitié vide ce qui enlève un peu du charme au paysage. Mais la montagne est toujours belle, fleurie de trolles, d’anémones, de marguerites, de myosotis et sans doute de petites gentianes bleues. Elle a toujours cette odeur si particulière.
La température n’est pas très haute et les nuages sont de plus en plus présents.
Nous arrivons chez nous en fin d’après-midi. Le jardin est méconnaissable, les plantes l’envahissent, les herbes aussi, tout a poussé dans tous les sens et c’est une joyeuse débandade.
Il fallait bien rentrer, on a la tête pleine de beaux souvenirs et d’images de belles rencontres.
Et comme toujours … prêts à repartir !

Bilan du voyage :  

La Géorgie et l’Arménie sont 2 pays très intéressants :

-       Le bivouac est autorisé pratiquement partout, donc pas de difficulté pour les haltes

-       La population est très accueillante et très cordiale – l’hospitalité fait partie de la culture géorgienne ou arménienne et elle est naturelle

-       Les touristes ne sont pas nombreux et il y a très peu de camping-caristes d’où un intérêt très vif pour nos « camions »

-       Le mauvais point est que les routes sont dans un état lamentable, réduites parfois à de simples pistes.

-       Le passage de la frontière arménienne est long, coûteux et difficilement compréhensible.

La Turquie de l’est est hors des sentiers battus et des sites méritent le détour.

-       Les turcs sont très hospitaliers et les bivouacs se trouvent facilement.

-       Les routes sont soit en réfection, soit en construction et plutôt en bon état

  
Le retour par la Croatie a été moyen :

-       Les campings obligatoires sont très chers, trop chers.

-       Le sud du pays possède quelques villes intéressantes.

-       Le nord du pays est très touristique et ne nous a pas beaucoup plu.

  Si nous retournons vers la Grèce ou plus à l’est nous prendrons le ferry de Ancône à Igoumenitsa ou Patras. 

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